Hoeness découpe Özil

Reuters

Depuis quelques années, Mesut Özil est un joueur discuté. Ses prestations sinusoïdales avec Arsenal lui ont valu de nombreuses critiques outre-Manche, lui qui était pourtant ô combien précieux lorsqu'il portait les couleurs du Real Madrid entre 2010 et 2013. Lors du sacre mondial de 2014, le milieu de terrain offensif avait aussi été une pierre angulaire de Joachim Löw. Mais l'artiste était moins incontournable depuis, et a finalement décidé de quitter la NationalMannschaft suite au fiasco du Mondial russe. Aussi et surtout, de son propre aveu, pour avoir ressenti un vrai racisme envers lui, au sein même de la fédération allemande.

Mais pour Uli Hoeness, ce n'est que balivernes. "Il joue depuis des années comme une merde, a expliqué le patron du Bayern Munich sur Sport1. Il n'a rien apporté à l'équipe nationale depuis des années. Le dernier duel qu'il a remporté, c'était avant la Coupe du monde 2014. Et maintenant, il se cache derrière cette photo (avec le président Erdogan, ndlr)". Pour le champion d'Europe 1972, et du monde 1974 avec la RFA, le Gunner s'est donc réfugié derrière des excuses toutes trouvées pour tourner le dos à l'équipe nationale. "Je suis très content que le fantôme arrête", a ajouté celui qui est passé par la case prison pour fraude fiscale.

Et le Munichois ne s'arrête pas là. "Quand est-ce qu’Özil a dribblé un adversaire pour la dernière fois ? A chaque fois que nous avons affronté Arsenal en Ligue des champions, nous jouions sur lui car nous savions qu'il était le point faible de l'équipe, insiste Hoeness. Ce sont ses 35 millions de followers qui font croire qu'il est encore excellent, mais ce n'est pas le cas dans la vie réelle. Son départ, c'est la meilleure chose qui puisse arriver". Et pour l'homme de 66 ans, Mesut Özil est tout sauf un symbole politique, lui qui est né en Turquie. "Il faut le réduire à ce qu'il est, à savoir un sportif. Et Özil n'a plus sa place en équipe nationale depuis des années", conclut le virulent président du Bayern Munich. Malgré un palmarès clinquant et 92 sélections, le milieu de terrain offensif aura sans doute bien du mal à recevoir un hommage unanime en Allemagne...