Vettel, sale dimanche

Lewis Hamilton ne pouvait rêver beaucoup mieux que ce Grand Prix de Grande-Bretagne. Vainqueur dimanche (1h21'27"430), il a aussi vu Sebastian Vettel (Ferrari) terminer septième (Ferrari, +1'33"989).

A deux tours de la fin, Ferrari limitait encore la casse. Lewis Hamilton continuait de faire cavalier seul en tête à Silverstone, lui qui a dû rester bien éveillé pour ne pas s’endormir seul en tête et valider sa victoire. Mais Kimi Räikkönen tenait sa deuxième place et Sebastian Vettel, doublé par Valtteri Bottas six tours plus tôt, sécurisait la quatrième position. Vettel n’avait pas pu combattre face au Finlandais – pourtant parti neuvième sur la grille - sa monoplace semblant à l’agonie par rapport à une Mercedes nettement plus fringante (comme attendu). Mais le véritable coup de grâce n’était pas encore arrivé…

A deux tours de la fin, donc, et dans la même minute, Räikkönen et Vettel ont tous les deux crevé sur le pneu avant gauche ! "Iceman" a réussi à accrocher le podium en finissant troisième, passant suffisamment vite au stand et sans trop de dommages. Ça a été beaucoup plus chaotique pour Vettel, qui a dû aller faire un tour dans l’herbe et a gratifié les spectateurs britanniques de superbes et longues étincelles avant de regagner son box. Au final, l’Allemand doit se contenter, à l’arraché, de la septième place.

"Nous n'avions pas le rythme"

Six points, c’est évidemment mieux que rien, mais la réalité du classement des pilotes fait tout de même très mal à Vettel. Par voie de conséquence, elle soulage fortement Lewis Hamilton, qui revient à seulement un petit point de son nouveau meilleur ennemi. Le chouchou local s’impose donc pour la quatrième fois de suite à Silverstone, au terme d’un Grand Prix qui est resté extrêmement terne jusqu’à cette petite folie finale. A la mi-saison pile (10 courses sur 20), Vettel n’a d’autre choix que d’accepter la donne.

"Je pense que nous n'avions pas le rythme, concède le quadruple champion du monde sur Canal+. Bottas était sur d'autres pneus à la fin, il était plus fort que nous. C'est sûr que ce n'est pas une bonne journée pour moi." La deuxième partie de saison s’ouvrira dans 15 jours en Hongrie: "Ce sera une piste différente, une autre histoire. On verra ce qu’on peut en tirer." Esteban Ocon, cinquième au premier virage alors qu’il s’était élancé de la septième place, termine finalement huitième. Romain Grosjean est 13e et Fernando Alonso, parti dernier, a abandonné. Vettel peut toujours se consoler en se disant qu'il y a pire, bien pire que lui...