Pour Hamilton, c'est carnaval

Lewis Hamilton n’en espérait pas tant samedi, à l’issue des qualifications. Troisième sur la grille derrière les deux Ferrari, le Britannique repart de Monza, l’antre de la Scuderia, avec les 25 points de la victoire. Sebastian Vettel, quatrième, n’en prend que 12, ce qui porte l’écart entre les deux hommes à 30 unités à sept courses du terme de la saison. Ce n’est pas un hold-up à proprement parler, tant le Britannique a englouti Kimi Räikkönen en fin de Grand Prix. Mais les circonstances ont tout de même aidé le leader du championnat du monde.

Tout s’est joué au premier tour, dans le deuxième virage. Il y a eu contact entre Lewis Hamilton et Vettel derrière "Iceman", qui avait gardé sa première position. L’Allemand est parti en tête-à-queue et les commissaires n’ont pas jugé bon de sanctionner le pilote Mercedes. Il peut y avoir débat, mais la réalité est donc celle-là. Derrière, si Lewis Hamilton a brièvement doublé Räikkönen, c’est à huit tours du drapeau à damiers qu’il l’a tranquillement dépassé – et pour de bon – bénéficiant des pneus en lambeaux du Finlandais, qui n’a donc toujours pas gagné un Grand Prix depuis mars 2013 (en Australie, avec Lotus).

Räikkönen: "Impossible de le retenir"

A l’arrivée, Lewis Hamilton se permet même de narguer à demi-mot (sur Canal+): "Il faut féliciter Ferrari, ils se sont bien battus." Le reste n’est pas très intéressant, comme souvent chez l’ancien protégé de McLaren. "On était assez rapides, mais les pneus se sont dégradés assez vite, confirme Räikkönen. On a essayé, mais au final c’était impossible de le retenir… Il faut accepter, on a fait le maximum mais il n’y avait pas grand-chose à faire, on se contente de cette deuxième place." Derrière, Valtteri Bottas grimpe sur le podium en bénéficiant des cinq secondes de pénalité pour Max Verstappen, au contact avec lui.

Le lieutenant de Lewis Hamilton, remercié par son leader pour son travail, a gentiment regretté le nouveau manque de fair-play du jeune et impétueux pilote Red Bull. Mais il était surtout tout sourire de pouvoir grimper sur la boîte, devant Vettel qui bénéficie lui aussi de cette pénalité. Quant aux Français, s’ils ne sont pas trois dans les points comme la semaine dernière en Belgique, on retrouve néanmoins Romain Grosjean sixième et Esteban Ocon septième. A Singapour dans deux semaines, Vettel ne devra pas se manquer pour le début de la dernière ligne droite hors d’Europe. Sinon, on ira vers un nouvel avènement de Lewis Hamilton.