Hamilton prend ses aises

Reuters

Avec une 79e pole position en carrière décrochée la veille, Hamilton avait déjà mis un maximum de chances de son côté pour tenter de s’offrir un nouveau succès en piste. Restait à savoir ce qu’allaient pouvoir faire ses rivaux. A commencer par Sebastian Vettel. Le pilote Ferrari, troisième sur la ligne de départ derrière Max Verstappen, tente une première attaque infructueuse sur la Red Bull dès les premiers mètres. Ça ne passe pas. Qu’à cela ne tienne, il essaye à nouveau quelques virages plus loin. Et cette fois, c’est bon pour l’Allemand qui s’empare de la 2e place. Dans le même temps, il y a du grabuge à l’arrière de la course puisque Esteban Ocon (Force India) est légèrement percuté par son coéquipier Sergio Perez alors qu’il cherche à le dépasser. Assez pour envoyer le Français dans le mur. Abandon ! Et voiture de sécurité.

Puis la course reprend ses droits. Les stratégies se mettent en place. Hamilton enquille quelques records du tour, et les passages aux stands se succèdent. A ce jeu, Ferrari n’est pas très inspiré et tandis que Verstappen récupère la deuxième place, Vettel ressort derrière Perez qui lui fait perdre un temps précieux. Au 35e tour, ce même Perez, regrettable animateur d’un Grand Prix peu enthousiasmant, commet une nouvelle faute largement évitable, cette fois sur un dépassement suivi d’un violent coup de volant, qui l’envoie percuter Sirotkin (Willams). Le pilote Force India est logiquement sanctionné d’un passage au stand par les commissaires, pour ce geste pour le moins lamentable et dangereux.

Le dernier tiers du Grand Prix est maîtrisé par Lewis Hamilton qui tourne presque une seconde plus vite que la majorité de ses poursuivants et qui passe la ligne d’arrivée avec une avance confortable sur Max Verstappen (8''961) et Sebastien Vettel (39''945). Quant aux Français encore en piste, Pierre Gasly (Toro Rosso) termine 13e, et Romain Grosjean (Haas), sanctionné d'une pénalité de cinq secondes, prend la 15e place. Pour Hamilton, ce succès, synonyme de 25 points supplémentaires au classement des pilotes, est un bol d'air qui lui permet de compter 40 unités d’avance sur Vettel, son poursuivant direct. La route vers le sacre se dégage encore un peu plus pour le pilote Mercedes, à six courses du terme du championnat.