L’énorme sensation galloise !

Sensation avec la qualification des Gallois pour les demi-finales grâce à leur succès face à la Belgique (3-1). Seul point noir de la soirée, la suspension de Ramsey pour le prochain match.

C’était beaucoup trop beau pour les Belges. A Lille, donc quasiment chez eux – surtout à voir le nombre de supporters par rapport aux Gallois, dans le stade comme en dehors – et en menant rapidement 1-0 face à ce Pays de Galles qu’on voyait alors trop tendre pour prétendre aux demi-finales de l’Euro 2016, l’affaire semblait entendue. Mais voilà, ce sont bien Gareth Bale et ses coéquipiers qui ont écoeuré la Belgique en s’imposant 3-1. Ce ne sera toujours pas l’année de cette génération dorée.

Deuxièmes au classement Fifa derrière l’Argentine, donc meilleurs européens, les Belges s’arrêtent en quarts comme il y a deux ans au Mondial, où ils avaient justement été éliminés par l’Albiceleste. Pardonnable. Cette fois, ça l’est beaucoup moins. Après avoir manqué leur entrée en lice contre l’Italie, les hommes de Marc Wilmots avaient reçu ce cadeau du ciel d’hériter de la bonne partie de tableau, en dépit de leur deuxième place dans le groupe E. Ils n’en ont pas profité, mais alors pas du tout.

Wilmots: "Jouer au sol, surtout pas dans les airs"

"Il faudra jouer au sol, surtout pas dans les airs", avait prévenu Wilmots. Ils ont eu beau essayer de laisser le ballon au ras du gazon, il a tout simplement manqué une âme, encore une fois, à ces Diables rouges. Un leader, peut-être, en l’absence de l’habituel capitaine Vincent Kompany. Tout avait pourtant parfaitement démarré pour les Belges, avec cette triple occasion pour Ferreira Carrasco, Meunier et Eden Hazard (7e) puis l’ouverture du score rapide de Radja Nainggolan, pas attaqué et qui a pu décocher un missile de loin (13e).

Ensuite, ç’a été la déliquescence, l’effritement immédiat. Après leur excellent début de match, les Belges ont soudainement éteint la lumière, laissant leurs adversaires rentrer tranquillement dans leur rencontre. Mais eux n’en sont plus jamais sortis. Thibaut Courtois a d’abord dû repousser la frappe de Neil Taylor, avant de se laisser piéger effectivement dans les airs par Ashley Williams (1-1, 30e) puis par Hal Robson-Kanu, qui a inscrit un des plus beaux buts de la compétition en ridiculisant toute la défense adverse d’un simple râteau (1-2, 55e).

Amorphe, la Belgique a raté le tournant à 1-1 en début de seconde période, avec deux occasions successives pour Romelu Lukaku puis Eden Hazard. Après, on a surtout eu l’impression qu’ils auraient pu jouer pendant trois heures sans marquer. Sam Vokes, de la tête, ne s’est lui pas fait prier pour aggraver l’écart de la tête en fin de partie (1-3, 86e). Bale retrouvera Cristiano Ronaldo, son coéquipier au Real Madrid, mercredi à Lyon pour une place en finale.