Rami : ''La diversité est championne du monde''

Reuters

Sur sa moustache
"C’est le destin. C’était juste pour raconter une histoire mais ça fait plaisir."

Sur sa retraite internationale 
"C’est compliqué pour moi, j’ai bientôt 33 ans. J’estime avoir fait mon taf. J’ai plutôt montré une belle image de l’équipe de France. Je me dis que j’aurai 35 ans à l'Euro (2020) et que c’est mieux de laisser des jeunes en pleine bourre. Je peux encore jouer bien évidemment dans le monde professionnel. De là à enchaîner les matches, cela commence à être compliqué. J’ai en tête un club qui me tient à cœur, c’est l’Olympique de Marseille et je préfère garder tout mon jus pour l’Olympique de Marseille. Peut-être que demain je changerai d’avis…"

Sur la relation avec les journalistes
"On a eu un lien avec la presse qui a été différent. On a été critiqués par les médias et les Français dépendent de vous. On a su changer ça avec le temps, on a su vous montrer qu’on était des humains. C’est bien d’avoir un lien où l’on peut discuter sans que vous nous la mettiez au fond. J’ai senti qu’il y avait de belles conférences de presse. Avec vous, je me suis senti naturellement bien. Alors arrêtez vos conneries de nous critiquer, parce qu’on aime la France comme vous. Aujourd’hui, on est champions du monde et vous aussi, bande de moches (rires) !"

Sur le soutien depuis la France
"Je suis trop heureux. Le plus dur, c’est d’être dans une bulle. On ne se rendait pas compte de ce qui se passait en France. Quand les gens t’envoient des messages d’encouragement, de remerciements, ça t’envoie une dose d’adrénaline et de pression en plus. Tu montes en pression, en fait. Le plus dangereux pour un footballeur professionnel après une Coupe du monde, c’est d’oublier."

Sur la France multiculturelle
"C’est vrai que, en France, on a vécu des moments difficiles, des moments de crise. Moi, Français d’origine marocaine, je me suis senti sali et critiqué. Je peux vous dire que, aujourd’hui, la diversité est championne du monde. Pourtant, j’ai des origines marocaines et j’aime la France. On a 17, 18 joueurs qui ont des origines en équipe de France. Ça ne nous empêche pas d’aimer la France. C’est un beau pays."

Sur Koscielny (qui était dans le vestiaire)
"Ça a été un peu compliqué pour moi de voir Laurent, car c’est grâce à sa blessure que je suis ici, je peux dire grâce car on est champion du monde. Je ne sais pas quoi dire. J’estime être une personne saine et honnête et peut-être que ça aurait dû être lui aujourd’hui, mais c’est la vie d’un footballeur. Je crois en ma bonne étoile. J’étais dans le groupe avec Domenech avant le fiasco et on m’a enlevé à temps. J’espère juste avoir embelli l’image de l’équipe de France, j’espère juste ne pas l’avoir salie."