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Cockerill: "A Toulon pour gagner de toute façon"

Convaincu par le cumul de compétences, Mike Ford, le manager du RCT, se réjouit du renfort de l’Anglais Richard Cockerill, énième retouche du staff toulonnais cette saison.

Ce n’est plus de la géométrie variable, c’est un staff en évolution permanente. Déjà marqué par le départ de Bernard Laporte à l‘intersaison, son remplacement par Diego Dominguez, lui-même limogé et remplacé par Mike Ford, l’encadrement toulonnais accueille en guise de dernier protagoniste en date sur la scène du club varois, l’Anglais Richard Cockerill. A peine débarqué de son poste de Directeur du rugby à Leicester, l’ancien talonneur international, passé par Clermont au cours de sa carrière en tant que joueur (2002-2004), rebondit déjà et rejoint le grand barnum du RCT. 

Mais pour jouer quel rôle au fait, Richard ? "Je suis un assistant de Mike (Ford) qui est le chef. Je vais participer aux entraînements, avec les avants en collaboration avec Marc Dal Maso, sur la touche, la défense aussi. Mais on va tous collaborer sur tous les aspects du jeu, les rucks, l’attaque etc…", a précisé tout sourire et dans un français très correct le nouveau venu lors d’une première conférence de presse, relayée sur le site du club. A ses côtés, Mike Ford ne prend pas ombrage de ce renfort qui, à bien des égards, pourrait pourtant apparaître encombrant. Voire même menaçant… Après tout, Cockerill a tout gagné avec les Tigers (*).

"On ne peut pas entraîner seul" (Ford) 

Il n’en est rien, et l’entraîneur en chef toulonnais se réjouit d’avoir ainsi chipé à Eddie Jones, le sélectionneur anglais, un technicien pressenti pour rejoindre le staff du XV de la Rose. "Je suis heureux que Richard soit là. On ne peut pas entraîner seul et c'est bien que nous soyons plusieurs. On veut redevenir les meilleurs et pour cela c'est bien de cumuler les compétences", assure-t-il. 

Cockerill, lui, ne cache pas ses ambitions à l’heure de rejoindre un autre géant d’Europe: "C’est un club énorme avec un gros palmarès. Il y a une grosse pression ici. Comme il y avait à Leicester, considère-t-il. Je viens ici pour gagner de toute façon. Je suis parti de Leicester lundi. Mike m’a appelé le lendemain. On se connait bien. J’ai entraîné son fils George à l’académie de Leicester. Il m’a proposé de venir entraîner avec Marc Dal Maso qui est un très bon mec et un très bon entraîneur. Et me voilà, avec l’objectif de gagner. Les deux prochaines semaines seront très importantes avec ces deux matches de Coupe d’Europe. Ce qui nous attend est difficile, mais pas impossible", lance celui qui, après avoir pris part à son premier entraînement ce jeudi matin, va déjà tenter de peser sur le sort des Toulonnais, condamnés à remporter leurs deux derniers matches de la phase de poules de la Champions Cup face à Sale ce dimanche, à Mayol (16h15), puis surtout samedi prochain, sur le terrain des Saracens, tenants du titre.

"Ce serait prétentieux pour moi de dire ce qu’il faut faire alors que je viens d’arriver. (…) Il n’y a pas de potion magique. Cela n’existe pas. Il faut de bons joueurs avec beaucoup de travail. C’est la seule recette qui peut fonctionner." Jusque-là rien de révolutionnaire. 
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(*) Vainqueur du Championnat d'Angleterre : 1999, 2000, 2001, 2002 et de la Coupe d'Europe : 2001, 2002 en tant que joueur ; vainqueur du Championnat d'Angleterre : 2007 (adjoint), 2009, 2010, 2013 et finaliste de la Coupe d'Europe : 2007 (adjoint) et 2009 en tant qu'entraîneur.