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Bundesliga - Fribourg - Yoric Ravet : « Je suis entré dans l’histoire »

Repéré par Fribourg après de très belles saisons en Suisse, Yoric Ravet savoure malgré un premier match compliqué en Bundesliga. L’ailier français est en effet devenu le premier joueur à s’être fait expulser sur assistance vidéo !

Yoric Ravet, votre but superbe face à ‘Gladbach avec Berne en août 2016 vous a-t-il permis d’être repéré par les clubs allemands ?
Je ne pense pas car, sur le match, ça n’était pas terrible. C’est plutôt mes performances en Suisse, ma régularité qui a fait que les Allemands se sont intéressés à moi. Je sais que l’Allemagne suit la Super League. En termes de stats et de résultats, je me suis éclaté (ndlr : avec notamment 10 buts et 20 passes décisives en 44 matchs la saison passée). L’année et demie passée à Berne m’a permis de passer encore un cap dans ma carrière, mais, à un moment donné, quand tu joues quatre ans en Suisse, il faut aller voir ailleurs et viser plus haut.

Avant d’évoquer votre arrivée à Fribourg cet été, que pouvez-vous nous dire sur votre ancien coéquipier à Berne, un certain Guillaume Hoarau…
Quand je suis arrivé, c’est lui qui m’a aidé à bien m’intégrer avec l’équipe. Il a fait le job d’un ancien avec un nouveau donc il a vraiment fa
cilité mon intégration et cela s’est ressenti ensuite sur le terrain donc c’était aussi bénéfique pour l’équipe. A chaque stage, on avait toujours la petite chanson, nos petites blagues de cons (sic) qui ne faisaient rire que lui et moi. C’était marrant, on a passé de bons moments.

Vous avez donc ensuite signé quatre ans à Fribourg…
Oui, c’était mon objectif. Quand j’ai quitté la France pour la Suisse et quand j’ai mis le pied en Suisse allemande, le but était d’évoluer un jour en Bundesliga. Maintenant, c’est chose faite. A moi de bosser pour accomplir de belles choses dans ce championnat.

 

Vous n’avez pour le moment effectué que deux apparitions avec Fribourg. La faute à un carton rouge récolté contre le Borussia Dortmund lors de la 3ème journée…
Je ne voulais même pas le toucher (Marcel Schmelzer) et aller au contact avec lui en fait. Mais je fais un grand pas, je suis en retard et je lui marche sur la cheville. C’est plus maladroit qu’autre chose. Après, je ne conteste pas du tout le carton rouge parce que c’était amplement mérité. Ça me faisait chier pour mes débuts. En plus, c’est arrivé après seulement 30 minutes de jeu et un bon début de match de notre part. Et c’était ma première faute du match et le premier carton rouge de ma carrière…

Vous avez été ensuite suspendu 3 matchs…
Oui, 4 à la base mais l’appel a permis d’en enlever un. J’ai pu jouer le dernier match contre Hoffenheim avec une victoire à la clé (3-2), même si j’ai été remplaçant. Après, c’est sont les choix du coach (Christian Streich). Il ne faut pas griller trop vite les étapes. Le coach m’intègre petit à petit à l’équipe. Je découvre une autre culture, c’est intéressant. Je comprends un petit peu l’allemand, je parle l’anglais donc au niveau de la compréhension, il n’y aucun souci.

Que pensez-vous justement de l’arrivée de l’assistance vidéo dans le football allemand ?
Je suis rentré dans l’histoire à cause de ça (rires). Je suis le premier joueur à m’être fait expulser suite à l’assistance vidéo ! C’est compliqué… Je trouve que ça dénature un peu le foot. Tu as des arrêts de jeu entre 30 secondes et une minute. Des fois, tu marques un but, tu le célèbres et pour dix centimètres, tu es hors-jeu et c’est refusé alors qu’en première instance, l’arbitre l’avait validé… En fait, je trouve que ça gâche un peu les émotions, même si ça rééquilibre l’équité du sport. Cela a du bon et du mauvais mais il ne faut pas oublier que le foot est fait d’erreurs…

C’est assez rare mais Fribourg a très peu d’étrangers dans son effectif !
Oui, je suis le seul Français et on est juste deux à parler français. Donc pour l’intégration, il faut vite parler allemand ou anglais (sourire). C’est bien pour ta culture personnelle. C’est enrichissant de connaître plusieurs langues. Mon objectif est de tout comprendre en allemand ces prochaines semaines.

Ravet : « Pas au niveau mental suffisant »
 

Fribourg n’est pas très en connu en France. Que pouvez-vous nous dire sur ce club ?
C’est la Bundesliga ! T’es quand même dans le deuxième ou troisième plus grand championnat du monde donc tous les clubs sont bien organisés. On parle de la rigueur allemande, c’est vraiment le cas. Tout bien est structuré. Il y a de quoi vraiment bien travailler. Tous les matchs, le stade est plein avec 25 000 spectateurs donc, dans notre petit chaudron, ça fait du bien.

Avant la Suisse, vous aviez évolué à Grenoble, Saint-Etienne et Angers. Avez-vous des regrets de ne pas avoir su percer en Ligue 1 ?
Honnêtement, je préfère être en Bundesliga qu’en Ligue 1. Un jour, Walid Regragui m’a dit : « On a la carrière qu’on mérite » et ça m’a marqué. A un certain moment, je n’étais peut-être pas à un niveau mental suffisant pour pouvoir espérer quelque chose en Ligue 1. Je me suis expatrié et ça m’a réussi, ça m’a permis de prendre de l’expérience et de bien travailler dans d’autres conditions, d’une manière qui me convenait peut-être mieux. Aujourd’hui, j’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé : de rejoindre la Bundesliga. Maintenant, à moi de montrer que ce que je vaux. Tous les matchs sont excitants dans ce championnat, tous les stades sont pleins, c’est super attractif.

Vous êtes-vous fixé l'objectif d'être rapidement titulaire indiscutable ?
Fribourg reste quand un « petit club » en Allemagne et ils ont mis beaucoup d’argent pour mon transfert (4,5M€), ils m’ont fait confiance en m’achetant cher je trouve donc j’espère juste rendre la confiance accordée et faire briller mes partenaires.

@_PGod_


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