Un Pouille tout-terrain 

Lauréat ce dimanche du tournoi de Stuttgart, Lucas Pouille signe là son tout premier succès sur gazon.

Lucas Pouille peut aussi se targuer d'avoir la main verte. "C’est vrai, je peux m’adapter, soufflait-il samedi après sa demie victorieuse contre son compatriote Benoît Paire. Aussi bien techniquement que tactiquement, tout est en place. Je n’ai pas de grosses lacunes techniques, ce qui me permet d’aborder toutes les surfaces. C’est quelque chose de positif… Les meilleurs gagnent partout !" La fausse modestie, très peu pour lui. Le Nordiste de 23 ans a pleinement conscience de ses facultés et pointe ses ambitions en conséquence.

Le gazon, là où tout a commencé pour lui

"Je préfère quand les échanges sont un peu plus longs…."

Lucas Pouille

Bien lui en prend puisque le voilà nanti de trois trophées ATP. Un pour chaque surface majeure rencontrée. Après le dur en indoor à Metz l’an dernier et la terre de Budapest cette saison, le gazon de Stuttgart s’est offert à lui. Comme une évidence pour ce gros serveur qui juge la surface "ludique et sympa", même s’il "préfère quand les échanges sont un peu plus longs…" La suite logique de ce mémorable quart de finale atteint en 2016 dans le jardin par excellence, à Wimbledon. Là où il a connu ses premiers véritables émois sur gazon.

Après s’être sorti non sans mal des griffes de Jan-Lennard Struff – avec à l’appui une incroyable balle de match écartée – Lucas Pouille a fait preuve de sang-froid et de constance pour dominer successivement Phillip Kohlschreiber, Benoît Paire et Feliciano Lopez, ce dimanche, au terme d’un âpre combat de deux grosses heures. Très tôt surpris dans la rencontre, à 1-1, pour finalement perdre le premier acte 4-6, le nouveau n°2 tricolore n’a plus cédé ensuite sa mise en jeu, s’en servant comme une arme de destruction massive dans les deux sets suivants pour renverser la vapeur et s’imposer (7-6 [5], 6-4). Malgré ses références sur la surface (deux succès à Eastbourne, en 2013 et 2014, et trois quarts de finale au All England Club), l’Espagnol a fini par lâcher prise, impuissant devant les 29 aces claqués par son adversaire. Vivement Wimbledon ! 

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