Tsitsipas ne s'arrête plus !

Reuters

"Disputer une finale de Masters 1000, c’est la meilleure chose qui peut arriver le jour de son anniversaire. Je ne peux pas y croire." Quelques heures avant de célébrer ses 20 printemps, Stefanos Tsistipas était toujours sur un petit nuage.

Et pour cause: vainqueur d’un long combat contre Kevin Anderson en demi-finales du tournoi de Toronto (6-7[4], 6-4, 7-6[7] en 2h49), le jeune Grec a signé une quatrième victoire consécutive face à un Top 10, pour s’offrir sa toute première finale en Masters 1000.

"Je ne pouvais rien réussir de mieux sur un tournoi, en battant tous ces joueurs bien classés et en jouant un tennis incroyable, a-t-il poursuivi pour le site de l’ATP. Je suis sûr que le public ne s’attendait pas à ça. Moi-même, je ne m’attendais pas à ça. Donc ça va plutôt bien jusqu’à maintenant et je suis très excité pour la finale."

Le panache reprend le dessus

Une excitation qu’on sentait déjà poindre dans les derniers instants de son affrontement contre le Sud-Africain, lorsqu’il a laissé filer une balle de match dans le tie-break en commettant sa deuxième double-faute de la partie. Mais le panache a vite repris le dessus et l’Athénien, après avoir sauvé à son tour une balle de match, a donc fini par l’emporter.

Face à lui, se dresse désormais une montagne, presque l’Olympe, en la personne de Rafael Nadal. Plus reposé que Tsitsipas, qui s’était approché des 2h30 de jeu contre Djokovic et surtout Zverev, la veille, l’Espagnol a dompté sans trop trembler un autre membre de la «NextGen», Karen Khachanov (7-6[3], 6-4 en 1h49).

Le numéro un mondial, à la recherche d’un premier triomphe dans un Masters 1000 sur dur depuis 5 ans, vise un historique 33e succès dans cette catégorie de tournois face à un adversaire "très difficile." Qu’il avait facilement dominé fin avril, en finale du tournoi de Barcelone (6-2, 6-1). Mais, depuis, Tsitsipas, qui s'apprête à intégrer le Top 15, a bien changé…