"pour que la fête soit meilleure, il faut gagner"

AFP

Frustrés par les courtes festivités sur les Champs-Elysées cet été, les Bleus entendent "revivre ça à notre manière" pour leur retour en France comme champions du monde, dimanche contre les Pays-Bas... Mais "pour que la fête soit meilleure, il faut gagner", a averti Antoine Griezmann samedi.


Faire la fête   

               
Antoine Griezmann (attaquant de l'équipe de France): "On a trouvé que les festivités étaient passées très rapidement (en juillet, NDLR), on voulait revivre ça à notre manière, avec les supporters et les Français. Plusieurs joueurs ont toqué à la porte du président et de Florence (Hardouin, la directrice générale de la Fédération française de football), le coach était d'accord, mais bon... Il va falloir faire un beau match, essayer de prendre les trois points et après, faire la fête. (...) Comme à chaque match avec l'équipe de France, on veut toujours gagner. Des fois, ça se passe comme en Allemagne où on ne pourra pas (match nul 0-0 jeudi), mais notre but, c'est de gagner. Et pour que la fête soit meilleure, il faut gagner. Je pense qu'on sera prêt pour faire un gros match."

Didier Deschamps (sélectionneur de l'équipe de France): "Vous savez comme nous ce qu'il y aura après le match. Mais par respect pour les Pays-Bas, qui ont fait un très bon match contre le Pérou, parce que c'est un match de Ligue des nations à domicile et même si je ne pense pas que ce soit possible à 100% d'occulter ce qu'il y aura après, pour que la fête soit belle, l'idéal est d'obtenir ce qu'on veut, c'est-à-dire gagner."

                  
Quelle équipe?     

             
Didier Deschamps: "On verra demain, le plus important pour moi est d'avoir un retour par rapport à la condition des uns et des autres. On fera par rapport à l'entraînement de ce soir (samedi), il s'agira de ne pas prendre de risque. Ca concerne surtout les 11 qui ont débuté jeudi, et après j'ai déjà réfléchi (à la composition, ndlr), et je vais continuer à réfléchir."


                  
Griezmann, "leader d'attaque"    


              
Didier Deschamps: "Ce que représente Antoine pour le foot français? Il faudra demander au public, je pense qu'il représente beaucoup de par ce qu'il fait sur le terrain, par ce qu'il peut dégager en dehors sur le plan humain. Il a toujours le sourire, ne se met pas en avant mais, dans la vie de groupe, c'est quelqu'un qui est important aussi. Et puis il est très efficace, il marque, il fait marquer, il est arrivé avec nous pour le Mondial-2014 et a depuis progressé sans cesse. Il fait partie des joueurs représentatifs, emblématiques de cette équipe. Certains préféreront peut-être un autre mais Antoine est depuis un moment un leader d'attaque de l'équipe de France."
                  
La relation technique Griezmann/Mbappé

                  
Antoine Griezmann: "on a très peu de matches pour jouer ensemble, c'est à moi de travailler sur ses appels, sur ce qu'il aime comme ballons... C'est compliqué, on a peu de temps pour travailler ça. En regardant ses vidéos et ses déplacements, je pourrai mieux lui mettre des balles."

                  
La disette de Giroud   

               
Didier Deschamps: "Ca arrive aux attaquants d'avoir des périodes plus ou moins longues de manque d'efficacité, Olivier est le 4e buteur français dans l'histoire, et même s'il n'a pas marqué lors de la Coupe du monde, il est important, il a été décisif en faisant marquer. (...) Mais bien sûr personnellement ça lui ferait du bien (de marquer)."

Antoine Griezmann: "Il nous fait du bien, il prend les deux défenseurs centraux avec lui, ce qui nous laisse de la liberté entre les milieux défensifs et les centraux. Il travaille pour l'équipe, défend beaucoup, est important sur coups de pieds arrêtés. C'a été notre N.9 titulaire pendant longtemps, on a confiance en lui, les buts, ça viendra. C'est comme ça pour les attaquants, des fois, ça ne veut pas rentrer, et des fois tu la mets n'importe comment et ça rentre... C'est à nous à le mettre dans les meilleures conditions."