La durée des pauses toilettes et du temps morts médical va changer

Fini les arrêts pipi interminables, les séances de massage sans fin sur le court ou en dehors ou les polos qui prennent des plombes à enlever pour en mettre un propre. Face aux nombreux litiges intervenus cette saison et qui avaient plongé certains joueurs s'estimant lésés dans des colères folles, l'ATP a décidé de réagir, et de trancher dans le vif. Au même titre qu'elle a mis en place récemment un délai imparti pour servir, histoire de ne pas permettre à certains joueurs, et en particulier Rafael Nadal pour ne pas le citer de prendre trop de temps pour engager, l'instance va maintenant s'attaquer à d'autres durées qui posent problèmes aujourd'hui sur le circuit pendant les matchs : la pause toilettes, le temps mort médical et les changements vestimentaires. Nos confrères de L'Equipe, qui se sont procurés un document officiel évoquant ce changement de règlement, nous révèlent ainsi ce lundi au lendemain du succès d'Alexander Zverev au Masters que les joueurs disposeront à l'avenir de trois minutes pour se soulager sachant que le chrono démarrera quand le joueur entrera dans les toilettes alors que jusqu'à maintenant, aucune limite de temps n'était imposée.

Les temps morts médicaux dans le viseur également


De la même façon, en plus de cette pause pipi, qui ne pourra être autorisée qu'à la fin d'un set et à raison d'une seule et unique fois, les joueurs désirant changer de tenue auront deux minutes pour le faire, et pas une seconde de plus, au risque d'être pénalisés dans le meilleur des cas, disqualifiés dans le moins indulgent. L'autre changement majeur concerne le temps mort médical, avec désormais un seul à prendre par match, le tout pendant trois minutes et uniquement après la fin d'un set ou lors d'un changement de côté (si un joueur ne peut pas tenir jusqu'au changement de côté ou à la fin du set, il perdra tous les points l'en éloignant). Des modifications qui devraient empêcher les problèmes comme ceux intervenus cette saison entre Novak Djokovic et Lorenzo Musetti ou lors de la finale entre le Serbe et Stefanos Tsitsipas à Roland-Garros, à l'US Open, notamment entre ce même Tsitsipas et un Andy Murray furieux des aller-retour du Grec, à Melbourne en janvier dernier lors du match opposant Djokovic à Taylor Fritz ou encore plus récemment chez les femmes, à l'US Open, avec une Garbine Muguruza au bord de la crise de nerfs en voyant son adversaire Barbora Krejcikova prétexter subitement des vertiges dès lors que l'Espagnole semblait sur le point d'inverser la situation. Avec le nouveau règlement, tous ces abus devraient être beaucoup plus compliqués. Et tant mieux.

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