Sports de salle : La sonnette d'alarme tirée par les fédérations

Seize fédérations ont décidé d’alerter les pouvoirs publics. Alors que, en raison de la crise sanitaire, les salles de sport sont fermées depuis de longs mois, plusieurs fédérations font face à une baisse du nombre de licenciés, allant de 15 à 57%. Alors que l’incertitude règne toujours plus quant à une reprise de l’activité à court ou moyen terme, les dirigeants de seize fédérations de sports de salle se sont réunis au siège du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) afin d’échanger sur les mesures qui seront nécessaires à l’avenir pour relancer l’activité et permettre la préparation dans les meilleures conditions les Jeux Olympiques de Paris 2024. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour partager une problématique commune et nos constats. Nous sommes inquiets pour la survie de nos fédérations, nous ne voyons pas le bout du tunnel, a confié le président de la Fédération Française de volleyball, Eric Tanguy, dans un communiqué. La reprise des compétitions et des entraînements est plus que compromise et nous sommes dans une situation très inconfortable vis-à-vis de nos clubs et de nos licenciés. »


Les fédérations demandent des actions concrètes au gouvernement


A l’issue de cette réunion, les présidents des fédérations des sports de salle ont assuré que « les aides proposées par le Ministère en charge des Sports ne pourront couvrir tous les manques à gagner des clubs, de plus en plus en danger ». Face à cela, ces institutions ont demandé des réponses concrètes au gouvernement dont un retour aussi vite que possible des pratiquants avec un protocole adapté et des aides pour permettre aux clubs d’obtenir des masques sportifs, un fonds de soutien aux fédérations, une défiscalisation des licences, une plus grande visibilité concernant le programme « Pass’Sport », des emplois aidés afin de soutenir les clubs dès cet été mais également le lancement d’une campagne de communication une fois la pratique des sports de nouveau autorisée. « L’angoisse est surtout autour de la reprise et de son équilibre financier qui est très instable, a confié Philippe Bana, président de la Fédération Française de handball. Nous avons mis un place un plan de soutien de cinq millions d’euros et nous sommes également en train de sécuriser un plan de reprise, de développement éducatif, sur lequel nous nous mettrons en danger, nous fédération, mais c’est notre rôle. Nous serons solidaires de nos clubs et nous souhaitons le crier devant tout le monde. » Les sports de salle ont tiré la sonnette d’alarme, c’est désormais aux autorités d’entendre cet appel.

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