Les  Bleus grillent un joker olympique

Icon Sport

Tokyo 2020, ce n’est pas encore acquis pour l’équipe de France. En cas de victoire dominicale sur la Slovénie, les Polonais eux en seront. Un acquis annoncé qui fait suite à la victoire nette et sans bavure des locaux aux dépens des Bleus, ce samedi, dans le cadre du tournoi de qualification olympique de Gdansk: trois sets à zéro (25-21, 25-19, 25-20). "On a essayé d’encaisser les coups mais ils nous ont mis une grosse pression au bloc et ont rapidement fait l’écart, dixit Jenia Grebennikov à chaud. Ils nous ont mis en difficulté à la réception, ont servi et ont attaqué fort. Face à des équipes très physiques et très puissantes comme ça, il faut qu’on soit beaucoup plus agressif !"

Au lendemain de leur probante sortie face aux Slovènes (3-0), les hommes de Laurent Tillie n’ont pas eu la ressource nécessaire pour enchaîner face à une telle montagne - double championne du monde en titre et emmenée désormais par l’ex-Cubain Wilfredo Leon - quelque 17 heures seulement après leur entrée en lice dans ce TQO. Pas question pour autant de trouver des excuses. "On a manqué de sérénité et de lucidité parfois, on en voulait un peu trop peut-être, soufflait après coup le sélectionneur national sur l’antenne de la chaîne L’Equipe. On a beaucoup défendu et peu contre-attaqué mais il n’y a rien à dire, ils sont plus forts que nous. On n’a pas de regrets à avoir aujourd’hui."

Passées deux rencontres amicales face à la République tchèque (29 août) et contre l’Allemagne (7 septembre), les Tricolores vont attaquer dans les semaines à venir leur Championnat d’Europe à domicile, avec l’Italie, la Bulgarie, le Portugal, la Grèce et la Roumanie au programme d’une première phase jouée à Montpellier. "Il n’y a pas eu photo sur ce match, on a été dominé dans tous les secteurs de jeu, note Benjamin Toniutti, capitaine lucide des Bleus. On va devoir en passer par le tournoi de janvier pour Tokyo mais avant on a l’Euro en France, un bel événement, et il va falloir progresser car on est un cran en-dessous de cette équipe (la Pologne, ndlr) pour l’instant." C’est effectivement en janvier prochain que l’équipe de France devra batailler entre autres nations européennes pour arracher son sésame olympique. Avec pour potentiels adversaires, en fonction des résultats du week-end, des places fortes telles que l’Italie ou la Serbie (deux équipes qui ont rendez-vous ce dimanche), la Bulgarie, les Pays-Bas, voire la Russie…