Les Bleus continuent leur sans-faute

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La Roumanie avait été balayée 3-0 en 1h04 vendredi soir. Les Bleus n’ont passé que cinq minutes de plus sur le terrain à Montpellier, ce samedi, pour maîtriser la Grèce, elle aussi battue en 3 sets secs (25-14, 25-18, 26-24) lors du deuxième match de poule des Français dans cet EuroVolley à domicile. Les Français ont vite pris la mesure de leurs adversaires dès le début de la partie, pour la plus grande satisfaction de Laurent Tillie : "Ils ne nous ont pas surpris. On avait bien étudié leur jeu et on a réussi à les faire déjouer assez vite", a réagi le sélectionneur après la rencontre.

Les Tricolores ont ensuite été extrêmement sérieux et propres (seulement 10 fautes commises) et ont encore pu compter, toujours en l'absence d'Earvin Ngapeth, sur Stephen Boyer (25 points) et Julien Lyneel (13 points) pour conclure les mouvements offensifs français. Des Bleus concentrés, résultat d’un travail collectif cet été, selon le meilleur marqueur du jour : "La concentration, c’est ce que l’on a le plus bossé cet été. Ça amène de la sérénité quand on voit que l’on déroule comme ça".

Ngapeth face à la Bulgarie ?

Une partie sans problème donc, malgré une dernière rébellion grecque en fin de match, où les Hellènes sont revenus à 23-23. "On a fait un match sérieux, malgré cette petite frayeur en fin de match. Mais c’est une équipe qui joue bien. On ne pouvait pas espérer gagner chaque set sur un score large. Mais c’était important de s’éviter un 4e voir un 5e set dans les jambes avant demain (dimanche contre le Portugal, ndlr)", s’est satisfait Nicolas le Goff.

"On est très bien pour l’instant", a souligné Julien Lyneel, qui a vanté, comme ses coéquipiers, les bienfaits de la préparation physique. Le réceptionneur-attaquant, libéré sur ses terres de naissance, a également salué l’ambiance et le public, bien plus nombreux que vendredi face aux Roumains. Une économie d’énergie dépensée et un soutien populaire salutaires, alors que les Bleus vont enchaîner dès dimanche contre le Portugal un bloc de trois matches en trois jours, qui se terminera par un affrontement forcément plus corsé face à la Bulgarie lundi puis l’Italie mercredi, ses deux rivaux annoncés de la poule. "Ce sont les gros morceaux de cette poule", a affirmé Earvin Ngapeth, qui pourrait bien faire son retour rapidement : "Le but n’est pas forcément que je joue, mais que je sois disponible, contre les Bulgares", a-t-il avoué. Bref, tout roule pour les Bleus.