Des débuts parfaits pour les Bleus 

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Les paris sont lancés ! A l’image de son sponsor maillot (un célèbre site de paris en ligne), finalement dégoté à la veille de cette ouverture de la compétition, l’équipe de France a lancé jeudi le défi de son Euro à domicile de la meilleure des manières. En réponse aux victoires plus tôt dans l’après-midi des rivaux italiens et bulgares de la poule A, un succès sans appel 3 sets à 0 (25-19, 25-14, 25-16) sur la Roumanie, qui a le mérite de lancer sur les meilleures bases la compétition des Bleus.

Non pas qu’on doutait de la capacité des joueurs de Laurent Tillie à dominer une nation mineure du Vieux Continent, mais la pression de ce premier tournoi majeur organisé en France depuis… 33 ans, la fébrilité coutumière d’un groupe à l’entame de ces grands rendez-vous et plus encore l’absence d’Earvin Ngapeth, la star tricolore (*), pouvaient créer une forme d’incertitude… Le doute n’aura pas existé une seule seconde, tant les Roumains, dans la grosse ambiance de l'Arena de Montpellier, où le public a répondu présent, ont été dominés de bout en bout.

Coach Tillie a aimé...

Un sauvetage au-dessus de la table de marque, signé du Montpelliérain de naissance Julien Lyneel pour sa 200e sélection, créait le premier break de cette victoire (10-7). Le ton était donné. Les joueurs des Carpates affichaient, il est vrai, un déchet certain, à l’image de leur capitaine qui mordait au service, avant d’être remplacé par son sélectionneur dépité… Mais l’application française faisait plaisir à voir. "Du fuego, du fuego (du feu, du feu) !", hurlait depuis le banc, durant un temps mort, Ngapeth en premier supporter. A plus de 60 % d’efficacité en attaque, dont un Stephen Boyer égal à lui-même (18 points), la réponse était évidente.  

"La petite nervosité, elle y était un peu quand même, avouera au micro de La chaîne L’Equipe Julien Lyneel, après le coup de sifflet final, parce que ce n’est jamais facile de débuter une compétition. Mais dès que la machine est lancée, ça va mieux. On va en profiter demain (vendredi) pour récupérer, et puis on va essayer de refaire la même prestation contre les Grecs (samedi, 17h15)."

Son sélectionneur Laurent Tillie ne cachait pas sa satisfaction : "J’ai apprécié le sérieux et l’agressivité, la lecture du jeu qu’on avait bien déterminé", soulignait le technicien, sensible au "peu de fautes dans le jeu et à la détermination, on avait besoin de ça pour gagner 3-0. C’était important de bien rentrer dans la compétition, parce que je pense que ça peut se jouer au point-average (avec l’Italie et la Bulgarie)." Deux rivaux qui plus tôt dans la journée avaient respectivement dominé le Portugal et la Grèce sur le même score (3-0). La finale à quatre de l’Accor Hotel Arena est encore loin, mais le match à trois annoncé est lui bel et bien lancé.    

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(*) Ngapeth, touché aux côtes, ne devrait pas rentrer dans la compétition avant le choc contre l’Italie.