US Open (H) : «Beaucoup de bonheur» pour Medvedev, qui ne vise pas encore la place de n°1 mondial



C’est un Daniil Medvedev évidemment ravi, souriant et blagueur qui s’est présenté en conférence de presse dimanche soir, après avoir remporté son tout premier titre du Grand Chelem, à 25 ans, en empêchant Novak Djokovic de réussir le Grand Chelem calendaire. Le Russe a reconnu que comme toute première fois, ce moment était spécial. « Tout ce qui arrive pour la première fois est spécial. Quand j'ai gagné mon premier tournoi junior, cela signifiait beaucoup pour moi. Quand j'ai gagné mon premier Future (la D3 du tennis, ndlr), j'étais heureux. Je pense que lorsque vous répétez quelque chose, il y a des émotions un peu différentes à moins que vous ne fassiez l'histoire. La raison pour laquelle je dis cela, c'est parce que quand j’ai gagné un Masters 1000 ((à Cincinnati en 2019, ndlr) j’étais super heureux, une belle réussite. Peu de joueurs ont remporté un Masters 1000 dans leur carrière. Mais la seule chose à laquelle je pensais après avoir remporté un autre Masters 1000 (à Shanghai en 2019 puis à Bercy en 2020 et au Canada en 2021, ndlr), c'est que j'ai besoin de plus, je veux essayer d'en faire plus. Vous ne savez jamais si vous y parviendrez dans votre carrière. Encore une fois, je disais toujours, si je ne le fais pas, je veux juste savoir que j'ai fait de mon mieux pour le faire. Maintenant c'est beaucoup de bonheur. C'est mon premier Grand Chelem. Je ne sais pas comment je vais me sentir si j'en gagne un deuxième ou un troisième. C'est mon premier, donc je suis vraiment content. Cela signifie beaucoup pour moi. Encore une fois, après avoir gagné au Canada, je savais que j'avais Cincinnati derrière pour essayer de bien me préparer pour l'US Open, donc je ne pouvais même pas célébrer, d'une certaine manière. Je devais monter dans l'avion et me préparer pour mon premier tour. Ici, je sais que je n'ai rien à venir dans un avenir proche, donc je sais comment célébrer. Les Russes savent faire la fête (sourire). J'espère que je ne serai pas aux infos. Si j'y arrive, ce sera dans le bon sens. Mais je vais certainement célébrer les prochains jours (sourire). »

Le trône de l'ATP en jeu ?


Grâce à ce succès, Daniil Medvedev revient à 1353 points de Novak Djokovic au classement ATP. De quoi imaginer le doubler d’ici la fin de saison ? Pas sûr, selon le Russe. « J'ai mes victoires à Paris et au Masters à défendre. Novak, je ne pense pas qu'il ait grand-chose à défendre (il n’avait pas participé à Bercy et avait perdu en demies du Masters en 2020, ndlr). Je pense honnêtement que c'est presque impossible. Je ne sais pas si je suis loin derrière Novak. Si on parle de programmation, que puis-je changer ? Il y a Indian Wells, il y a Paris Bercy, Turin et Vienne. Vienne est dans la semaine de Saint-Pétersbourg. Je ne vais certainement pas y jouer, et je ne jouerai probablement pas non plus à St. Pete. Espérons que je gagne Indian Wells, Bercy et Turin. C'est un défi difficile. Je suis juste heureux de gagner un majeur. Je vais faire de mon mieux dans chaque tournoi auquel je participe. Je vais voir ce que je vais faire du programme. Ce n'est pas mon premier objectif dans ma tête d'essayer de l'atteindre cette année. Si j'arrive à le faire un jour, c'est super. » En 2022, le Serbe aura les points de ses trois victoires en Grand Chelem à défendre, au Russe d'essayer d’en profiter...

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