ATP : Gasquet raconte son confinement à New York



Suite au forfait de Dominic Thiem et Alexander Zverev, finalistes à l’US Open, pour le Masters 1000 de Rome, Richard Gasquet était assuré d’entrer dans le tableau du tournoi italien, sans avoir à passer par les qualifications comme c’est le cas pour ses compatriotes Gilles Simon, Jérémy Chardy et Corentin Moutet. Le joueur français ne s’estimait pas en assez bonne forme pour un tournoi de ce calibre, après avoir dû passer huit jours enfermé dans sa chambre d’hôtel à New York car il était « cas contact » de Benoit Paire, testé positif au coronavirus il y a deux semaines. De retour en France, le Biterrois s’est confié dans les colonnes de L’Equipe ce dimanche sur ce confinement forcé. « Je n’ai pas vu une seule femme de chambre et on te prend la clé. Au bout de quatre jours, j’ai changé de chambre, avec une petite terrasse et un vélo d’appartement que j’ai demandé. J’ai fait beaucoup de vélo ! J’ai lu le livre de “Sarko”(Nicolas Sarkozy, le Temps des tempêtes). Cinq cents pages, ça m’a fait trois jours. On ne dort pas très bien. Tu te réveilles le matin, tu te dis que ça va être long. Tu fais room service, avec des Caesar’s salad. J’ai l’impression d’en avoir bouffé 122."

Gasquet : "Notre mésaventure va arriver ailleurs, à d’autres, c’est certain"


Vainqueur de son premier tour contre Ivo Karlovic, Richard Gasquet s’est ensuite incliné contre Alex De Minaur. Puis il a eu tout le temps de regarder le tournoi à la télévision, mais cela ne lui a pas plu. « Sans public, c’est un peu dur. Je suis content qu’à Roland il y ait un peu de spectateurs. Je vois que certains joueurs disent qu’ils ont un peu peur qu’il y en ait, mais c’est ridicule de dire ça. Heureusement qu’il y a du public. Sinon c’est horrible. Ça n’a aucun sens de jouer, à la limite. Mais voilà, c’est le business qui marche, je comprends évidemment tout ça. Tout le monde veut jouer, mais ce n’est pas pareil. » Même s’il ne regrette pas d’être allé aux Etats-Unis, car il a quand même pu jouer un peu, Richard Gasquet a perdu de sa joie de vivre avec ce confinement forcé et craint que cela arrive à d’autres : « Ça m’a cassé un peu. Notre mésaventure va arriver ailleurs, à d’autres, c’est certain. Les bulles, ou les environnements contrôlés, il faudrait que ça s’arrête très vite. Ce n’est pas agréable. À Flushing, c’était triste, même quand j’ai pu jouer. » Malheureusement, ce système de « bulle » pourrait encore durer de longs mois sur le circuit ATP, tant que la pandémie ne sera pas enrayée.