Valence, de l’ennui à l’euphorie ?

Panoramic

Difficile de faire pire. Valence a en effet très mal débuté sa saison. Dans la zone rouge après un mois de compétition, le club Che a dû attendre la 7ème journée de Liga pour signer sa première victoire, la seule lors des 10 premiers matchs de championnat. Sur la scène européenne, même combat. Lors de la première journée de Ligue des Champions, les Espagnols s’inclinent à domicile face à la Juventus, pourtant réduite à dix. On se dit alors que leur saison va être éprouvante. A cette époque, on ne donnait pas chère non plus de la peau de Marcelino, alors sur la sellette.

Il faut dire que le coach des Chauve-souris n’a pas vraiment été aidé avec une infirmerie que ne désemplie pas. Garay, Piccini, Paulista, Kondogbia, Guedes, Cheryshev, Rodrigo, Santi Mina, Gameiro : tous y feront un passage plus au moins prolongé. Difficile alors pour l’entraineur de trouver de la continuité avec les belles prestations réalisées la saison dernière. Pour limiter la casse, il continue de s’appuyer sur sa solidité défensive. A défaut de gagner, Valence ne perd pas (16 nuls, à deux matchs du record absolu en Liga). Deuxième meilleure défense en Espagne, elle peut notamment compter sur un Neto toujours aussi décisif dans les cages. L’arrière-garde valencienne n’a d’ailleurs encaissé qu’un seul but en 7 matchs toutes compétitions confondues en février dernier.

 

Février qui marque justement le début du regain de forme du club Che. Gêné par plusieurs blessures fin 2018, Geoffrey Kondogbia fait son retour au sein de l’entrejeu valencien. Son association avec Dani Parejo, qui fonctionnait déjà bien la saison dernière, donne un second souffle au milieu de terrain. Devant, Kevin Gameiro et Rodrigo semblent enfin lancés. Auteurs de 4 buts et 5 passes décisives sur la première partie de saison, les deux compères d’attaque, en confiance, ont signé 14 réalisations et 10 passes en 2019 toutes compétitions confondues (5 buts et 7 passes pour le Français, 9 et 3 pour le Brésilien). Eloigné des terrains pendant deux mois, Gonçalo Guedes est lui en train de retrouver de sa superbe. Ce dimanche face à Levante, il a d’ailleurs réalisé « son meilleur match de la saison » selon les dires de son entraineur. Un match lors duquel Santi Mina a retrouvé le chemin des filets, lui qui n’avait inscrit que deux buts cette saison en Liga, le 24 novembre dernier. Résultat, alors que Valence marquait 0,9 but par match sur la phase aller, sa moyenne a grimpé à 1,4 sur la phase retour, pour le plus grand plaisir des supporters du Mestalla.

résumé : VALENCE SE RAPPROCHE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS

Des aficionados qui, après la morosité de l’automne, se mettent à rêver d’un printemps radieux. Et ils ont raison. Car malgré la rechute de Kondogbia, tous les voyants semblent au vert pour réaliser une fin de saison en fanfare. Et pour cause, Valence est une des seules équipes européennes à être encore engagée sur trois tableaux. Avant leur finale de Coupe du Roi contre le FC Barcelone, les Valenciens veulent poursuivre leur remontée fantastique en championnat. Cantonnés à la deuxième partie de tableau lors de la phase aller, les voilà sixièmes, en course pour accrocher la quatrième place qualificative pour la Ligue des Champions.

Une compétition à laquelle le club Che pourrait également accéder en cas de sacre en Ligue Europa. Car les hommes de Marcelino sont toujours en lice en C3. Victorieux dans le temps additionnel lors du derby contre Villarreal (1-3) au match aller, ils doivent terminer le travail à domicile et valider leur ticket pour le dernier carré. Insatiables en 2019, les Valenciens n’ont trébuché qu’une fois sur leurs 19 derniers matchs. Impensable il y a quelques mois, il faudra pourtant bien compter sur eux en cette fin de saison.