Ligue Europa : Reims au "palier supérieur"

Fehervar, le nom du futur adversaire de Reims jeudi (18h) au troisième tour de qualification de la Ligue Europa, ne vous est peut-être pas familier, mais ce club hongrois a pourtant déjà fait des misères à une formation française. Le club s’appelait alors Videoton et avait éliminé le Paris Saint-Germain en seizièmes de finale de la Coupe UEFA 1984-85, puis Manchester United en quarts, avant d’échouer en finale face au Real Madrid (0-3, 1-0). "C’est une équipe très expérimentée, qui fait la Coupe d’Europe tous les ans et a donc l’habitude des matchs européens, a rappelé l’entraîneur rémois David Guion en conférence de presse. On franchit encore un palier supérieur après le Servette. C’est une équipe avec un pouvoir offensif très intéressant, mais qui a des failles sur lesquelles on va essayer d’appuyer."

"Une mauvaise dynamique"

Et si ses hommes l’avaient emporté 1-0 à Genève la semaine dernière lors du deuxième tour de qualification, Guion n’avait pas forcément apprécié la manière. "Il y aura un peu moins d’appréhension du contexte de la Coupe d’Europe, annonce-t-il. Ils sont nombreux à ne pas avoir beaucoup d’expérience, donc je m’y attendais. Mais il faut que les garçons soient beaucoup plus entreprenants, plus ambitieux, et qu’ils prennent encore plus confiance dans leurs qualités." Le technicien de 52 ans espère surtout que ses joueurs vont réussir à rebondir après leur défaite de dimanche à Metz (2-1), eux qui pointent à l’avant-dernière place du classement de Ligue 1, avec un seul petit point au compteur. "On est sur une mauvaise dynamique", avait-il alors avoué, même s’il voulait voir "des signaux positifs".

57 ans d’absence en Europe

Pour son retour sur la scène européenne après 57 d’absence, le Stade de Reims ne serait pas encore qualifié pour la phase de poules de la Ligue Europa en cas de succès en Hongrie. Il faudrait en effet en passer ensuite par un barrage le 1er octobre, contre le Standard de Liège ou les Serbes de Vojvodina, afin de décrocher son billet. Pour cette avant-dernière étape, l’équipe rémoise pourra compter sur son roc Yunis Abdelhamid, qui a effectué son retour le week-end dernier en Lorraine, où Boulaye Dia, dont l’avenir est toujours incertain, a marqué, déjà, son deuxième but de la saison. Deux éléments qui devront être moteur en Hongrie. "Le plus important, c’est la mentalité et le cœur, a rappelé le défenseur belge Thomas Foket. On va devoir directement montrer qu’on veut passer et qu’on est prêts."