Ligue Europa : Qui es-tu le Sparta Prague ?

Reuters

Un monument d’Europe centrale

Beethoven, Mozart, Kafka, Kundera : la capitale tchèque a vu séjourner en son sein bon nombre de noms glorieux du monde de l’art. Quoi de plus logique alors pour elle que d’abriter le club le plus célèbre du pays : l’AC Sparta Prague.  Fondé en 1893, un an après la création de son rival éternel, le Slavia Prague, le Sparta est historiquement l’équipe de la classe ouvrière et du prolétariat, quand son voisin demeure associé à l’élite et aux intellectuels, du fait d’avoir été créé par un groupe d’étudiant en littérature.

Champion à douze reprises depuis l’éclatement de l’URSS en 1993 (de loin le plus haut total du pays), le Sparta tire son nom de la mythologie grecque et de la célèbre cité de Péloponnèse. Sauf qu’il n’a pas toujours porté ce nom ! Durant le joug communiste de l’après-guerre, le club changera plusieurs fois d’appellation. En 1953, il devient le Spartak Prague et ce jusqu’en 1965. Parmi les grands joueurs passés par le club, on retiendra les noms de Karel Poborsky, Tomas Rosicky et Petr Cech.

Le Sparta Prague, l’Arsenal tchèque

Les Rouges, ou Rudí en tchèque, acquièrent ce surnom au début du XXe siècle après un voyage à Londres de leur président de l’époque, le docteur Petrić, pour assister à un match de Woolwich Arsenal. Conquis par le niveau de jeu et la tunique rouge-bordeaux de la formation anglaise, il décide à son retour en Tchécoslovaquie de faire porter la même tenue à son équipe.

L’histoire réunira les deux clubs à deux autres occasions. La première fois par l’intermédiaire d’un certain John Dick. Illustre joueur écossais d’Arsenal (284 matchs), cet ancien défenseur central devenu entraîneur prend la tête du Sparta Prague en 1919, avec qui il remportera cinq championnats consécutifs, ce qui vaudra à son groupe d’être surnommé les « Iron Sparta ».

La seconde fois, c’est Thierry Henry, le 18 octobre 2005, qui accolera l’histoire des deux formations. Ce soir-là, les hommes d’Arsène Wenger se déplacent au Generali Arena pour un match de poules de Ligue des Champions. Une rencontre où l’attaquant français, auteur d’un doublé dont un superbe but de l’extérieur du pied droit, devient le meilleur réalisateur de l’histoire d’Arsenal devant Ian Wright.

Une suprématie contestée

Club le plus titré de République Tchèque, le Sparta Prague n’a jamais totalement concrétisé sa domination nationale sur la scène continentale. L’équipe praguoise n’a remporté aucun titre européen, et possède pour meilleurs résultats trois quarts de finale de C1. Depuis quelques années, le Sparta doit en plus faire face à la concurrence de l’équipe émergente de République Tchèque : le Viktoria Plzen. Champions en titre, les Viktoriáni sont en route pour le doublé puisqu’ils caracolent en tête du classement avec neuf unités d’avance sur les hommes de la capitale. Ce soir, le Sparta, tombeur de la Lazio au tour précédent, tentera à Villarreal de se rapprocher pour la première fois de son histoire d’une demi-finale de Ligue Europa. De  manière à replacer comme il se doit le football tchèque sur la carte de l’Europe.


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