Ligue Europa : Marseille, pour rester dans la "petite" Europe

Norbert Scanella / Panoramic

Un point pris contre Moscou, c'est justement ce qui a plombé toute la campagne de Ligue Europa des hommes de Jorge Sampaoli. A l'aller en Russie, ils avaient en effet très largement dominé la partie et menaient 1-0 à deux minutes de la fin sans jamais avoir été mis en danger quand ils ont été rejoints (1-1). Ils ont ensuite traîné ce match nul comme un boulet jusqu'à la déroute d'Istanbul il y a deux semaines, quand une défaite 4-2 contre Galatasaray les a officiellement éliminés de la Ligue Europa. 

Cette soirée moscovite est aussi restée comme un bon résumé des difficultés récurrentes de l'OM cette saison, avec un jeu de qualité gâché par une production offensive trop faible et une incapacité constante à prendre deux buts d'avance et à se mettre à l'abri. Le même mal a produit les mêmes effets samedi, avec une défaite 2-1 à domicile contre Brest, alors que l'OM avait survolé la première période, conclue avec près de 80% de possession de balle mais un seul petit but d'avance.

Jouer pour un titre !

Cette défaite a fait glisser Marseille à la 3e place du classement et certains observateurs jugent que le match qui compte cette semaine est programmé dimanche à Strasbourg. Au point de sacrifier la scène continentale et le match de jeudi ? Difficile à imaginer, car Sampaoli et le président du club Pablo Longoria répètent régulièrement que l'Europe est l'histoire et l'ADN de l'OM. 

Et joueurs et staff marseillais savent aussi qu'une qualification et un parcours européen au printemps vaudront quelques points supplémentaires à l'indice UEFA des clubs, déterminant pour obtenir un statut de tête de série lors des prochains tirages au sort, si l'OM retrouve la saison prochaine la Ligue des champions ou la Ligue Europa. "On doit gagner tous les matches. Donc c'est clairement un objectif. C'est dur d'être éliminé de la C3 mais si on va en demi-finale ou finale de la Ligue Europa Conference, on verra les choses différement. Il y a de bonnes équipes et tu joues pour un titre", a ainsi assuré mercredi le défenseur marseillais Alvaro Gonzalez.

"On ne choisit pas les compétitions qu'on peut gagner. Ce club, cette ville, ce public, ont besoin de gagner quelque chose", a de son côté expliqué Sampaoli. Il y aura la Roma, Tottenham, Vitesse... On a la responsabilité de tenter de gagner la compétition. Il faut aussi s'habituer à gagner, parce qu'après ça devient une obligation", a ajouté le technicien argentin.

Milik et les oubliés

Même s'il est entendu que la nouvelle C4 n'est qu'un lot de consolation pour déçus de la grande Europe, les Marseillais devraient donc mettre ce qu'il faut d'intensité pour dominer le Lokomotiv, qui doit de son côté gagner pour ne pas être éliminé et avait paru assez limité au match aller. Pour autant, Sampaoli sera sans doute tenté de faire souffler quelques cadres, dont la présence à Strasbourg paraît plus indispensable. Dimitri Payet, qui a fini épuisé contre Brest après avoir joué en dépit d'une douleur à une jambe, pourrait ainsi être laissé au repos. 

De la même façon, le défenseur Luan Peres, qui n'a pas manqué un match cette saison, pourrait laisser sa place à Caleta-Car ou à Balerdi, titulaire en début d'exercice mais qui a depuis disparu des compositions de Sampaoli. D'autres oubliés, comme Luis Henrique, espèrent aussi une chance de se montrer. Milik, remplaçant depuis deux matches et en difficulté depuis son retour de blessure, pourrait lui retrouver une place de titulaire, comme Steve Mandanda dans les buts.


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