Real Madrid : Pour Courtois, la remontada face au PSG a été "le déclic"

Panoramic


Les remontadas sont inscrites dans l'ADN du Real Madrid mais cette saison, en Ligue des Champions, la soirée du 9 mars dernier a constitué un tournant. Alors mené sur sa pelouse du Santiago Bernabeu suite à la réalisation de Kylian Mbappé, le club merengue a renversé la situation dans un momentum de plus de 20 minutes, grâce au triplé de Karim Benzema (61ème, 76ème, 78ème) afin de finalement s'imposer (3-1 après la prolongation) et continuer sa route dans la compétition. "Le PSG, ç'a été le déclic en Ligue des Champions (0-1, 3-1). Cette union avec le public... Ça nous a donné beaucoup de confiance. Au retour, quand tu perds 1-0, tu te dis : 'C'est bon, c'est fini.' Et puis Karim (Benzema) explose. Et là, tu te rends vraiment compte de ce qu'est le Bernabeu, les soirées européennes dont tout le monde te parle...", a glissé Thibaut Courtois, qui a considéré que la force de l'équipe était de "toujours y croire" cette saison.

"Ce n'est pas facile d'arriver en finale"


Avant d'affronter Liverpool, samedi au Stade de France (21 heures), pour ce qui pourrait constituer le 14ème sacre du Real en C1, il a avoué sans peine qu'il s'agissait d'un des moments les plus importants de sa carrière. En 2014, du côté de Lisbonne, il avait disputé son unique finale, sous les couleurs de l'Atlético de Madrid, mais avait dû s'incliner face au Real Madrid (4-1 après la prolongation) alors entraîné par... Carlo Ancelotti, son actuel coach. "Ce n'est pas facile d'arriver en finale. Même quand tu joues au Real Madrid ou dans une autre grosse équipe", a analysé Courtois.


Courtois ironise sur le probable accueil du public français


L'ancien gardien de Chelsea a reconnu avoir observé "pas mal" des matchs des Reds ces dernières semaines, avouant s'attendre "à des un contre un" face à Sadio Mané, Mohamed Salah et Luis Diaz , avec l'espoir qu'ils ne soient pas "dans un bon jour".

Il a également eu quelques mots à propos du public français du stade de France, qui pourrait le siffler après l'épisode de la demi-finale perdue par la Belgique face aux Bleus lors de la Coupe du monde 2018 (0-1). "Je ne sais pas combien de Français il y aura au stade, mais à Paris, j'ai déjà été sifflé cette saison, à Chelsea aussi, et parfois ça me permet d'être meilleur. J'aime bien quand il y a une atmosphère hostile. Mais j'imagine qu'ils pensent que j'ai toujours le seum", a-t-il assuré. Celui qui "ose dire" ce qu'il pense, a demandé un peu de compréhension sur son cas. "Il faut se mettre à ma place. Tu viens de perdre, et la France, pendant les dix dernières minutes, a bien joué le coup, en jouant au métier (...) Et après tu sors du terrain, au bout de deux minutes, tu fais une interview à chaud, qu'est-ce que tu veux dire ? Tu viens de perdre une demi-finale de Coupe du monde", a-t-il rembobiné.

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