Manchester City, mauvais souvenir pour Paris

OLI SCARFF / AFP

C’était il y a cinq ans, presque jour pour jour. En quête de la deuxième qualification de son histoire pour le dernier carré de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain avait échoué pour la quatrième fois consécutive en quarts de finale, face à Manchester City, alors entraîné par Manuel Pellegrini. Son adversaire, qui allait terminer à la quatrième place de Premier League (ce qui est aujourd’hui son pire classement sur les dix dernières années), était pourtant prenable.

"En Ligue des Champions, il faut avoir de la personnalité", avait ensuite souligné Marquinhos, qui fait partie des quatre joueurs parisiens toujours présents au club avec Angel Di Maria, également titulaire à l’Etihad Stadium, où Layvin Kurzawa et le tout jeune Presnel Kimpembe étaient eux restés sur le banc. Après avoir été tenus en échec lors du match aller au Parc des Princes (2-2), où Zlatan Ibrahimovic avait raté un penalty, les hommes de Laurent Blanc s’étaient inclinés 1-0 au retour à l’Etihad Stadium.

La frilosité de Laurent Blanc

Une élimination qui avait coûté sa place au champion du monde 1998, pourtant prolongé peu de temps auparavant. Il avait notamment payé son 3-5-2 expérimental, et jamais travaillé, du retour, ainsi que ses choix très frileux. Car comme lorsqu’il était à la tête des Bleus, et qu’il avait aligné deux arrières droits (Réveillère et Debuchy) lors du quart de finale de l’Euro 2012 face à l’Espagne, il a récidivé, en titularisant Serge Aurier, pourtant en manque de rythme après avoir été écarté suite à son fameux dérapage sur Periscope, et Gregory van der Wiel. Pour le même résultat.

Et c’est Kevin De Bruyne, buteur à l’aller comme au retour, qui avait été le bourreau des Parisiens. Le Belge est l’un des trois joueurs de l’époque à encore évoluer chez les Sky Blues, avec Fernandinho, qui avait également marqué au Parc, et Sergio Agüero. Cette nouvelle désillusion, qui précédait de quelques mois la remontada barcelonaise, avait beaucoup affecté ce groupe qui manquait clairement de caractère, malgré la présence d’Ibrahimovic, décevant à l’aller et transparent à Manchester.

Un caractère que semble en revanche posséder l’équipe actuelle. Après avoir atteint, pour la première fois de l’histoire du club, la finale de la Ligue des Champions l’année dernière, Neymar et ses coéquipiers s’avancent conquérants face aux hommes de Pep Guardiola, après avoir successivement éliminé le Barça et le Bayern Munich, leur bourreau de Lisbonne.


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