L'OL encore loin du compte

Reuters

On peut donc enchaîner deux matchs pleins lors des deux premières journées de Ligue 1, sans encaisser le moindre but tout en faisant trembler les filets adverses à neuf reprises, puis éprouver ensuite de réelles difficultés pour imposer son jeu, se montrer créatif et inventif sur le pré, ou même faire preuve de solidité défensive. L'Olympique Lyonnais est malade, et n'a pas su retrouver la voie de la guérison ce mardi soir, à l'occasion de la première journée de Ligue des champions et de la venue du Zénith Saint-Pétersbourg au Groupama Stadium. Avec ce nul concédé contre les Russes (1-1), voilà donc quatre matches de rang toutes compétitions confondues que les Gones n'ont plus empoché la moindre victoire.

Sylvinho a beau gesticuler dans tous les sens depuis le bord du terrain, donner de la voix pour replacer ses joueurs ou les inciter à donner plus, ça ne se matérialise pas du tout sur le rectangle vert. En atteste, encore une fois, cette entame compliquée des Lyonnais contre le Zénith. Rapidement, les visiteurs confisquent le cuir. Et c'est Anthony Lopes qui est contraint de se montrer déterminant (4e, 20e). L'international portugais déçoit très rarement depuis quelques mois, et sauve les siens dans le premier quart d'heure. Puis Memphis Depay et consorts sortent peu à peu de leur torpeur, et après un pétard mouillé de Moussa Dembélé (24e), le Néerlandais ou Marcelo viennent donner quelques sueurs froides à l'arrière-garde adverse. Les attaquants de l'OL manquent de lucidité et d'adresse, là où la défense est trop apathique.

Sinon, comment expliquer ce mouvement à deux à l'entrée de la surface de réparation, et conclu du pointu par Sardar Azmoun (0-1, 41e). De quoi justifier pleinement les sifflets au moment de rentrer aux vestiaires... Cet OL semble parfois perdu sur le terrain, à l'image d'un Memphis Depay très peu inspiré. Mais qui parvient malgré tout à obtenir un penalty au début du second acte, qu'il transforme (1-1, 51e). Était-ce là le déclic tant attendu pour que la machine rhodanienne se dégrippe ? Vraisemblablement pas... La suite des opérations ne sera pas beaucoup plus brillante pour l'OL, malgré un Jeff Reine-Adélaïde nettement au-dessus du lot, efficace à tous les niveaux dans l'entrejeu, et souvent déclencheur de jolis mouvements offensifs. Mais l'ancien Angevin, pour son premier match de C1 en carrière, était trop seul. Les entrées tardives de Maxwel Cornet ou David Terrier n'y changeront rien, Lyon a encore laissé échapper la victoire et perd déjà de précieux points à domicile, à cinq jours de la venue du PSG entre Rhône et Saône , dimanche (21 heures).