Ligue des Champions : Timo Werner, ça devient urgent !

Panoramic

Lorsque Timo Werner quittera Chelsea, quel bilan allons nous faire de son passage chez les Blues ? Sera-t-il rangé au rayon des transferts réussis aux côtés d’Eden Hazard et Didier Drogba ? Ou son nom nous évoquera-t-il un échec retentissant comme ont pu l’être Fernando Torres et Andreï Schevchenko ? Même s’il est encore trop tôt pour en juger, une chose est sûre : l’international allemand n’a pas pris le meilleur des départs. Débauché pour 53 M€ l’été dernier en provenance de Leipzig, Timo Werner déçoit. En 45 matchs toutes compétitions confondues la saison dernière avec le RBL, Werner a totalisé 34 buts et 13 passes décisives. Des performances incroyables qui ont poussé les dirigeants des Blues à définir Werner comme la pierre angulaire du projet de rajeunissement de l’équipe. Mais après une première partie de saison plutôt encourageante, c’est le blackout. En perte de confiance, surpris par l’engagement en Premier League, déstabilisé par un nouveau schéma tactique : l’Allemand a perdu pied et s’enlise week-end après week-end dans le doute. 

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Dernier exemple en date ? Son incroyable raté face à la Macédoine du Nord lors de la défaite de l’Allemagne (2-1). Lancé parfaitement par Gündogan, Werner, seul face au but, manquait totalement la cible. Cinq minutes plus tard, la Macédoine du Nord faisait le break et scellait la victoire. Un énorme raté qui cristallise la crise que traverse actuellement le joueur. Un raté qui a aussi été salué par les Macédoniens. Une carte d’identité macédonienne avec sa photo et son état civil a même été éditée pour remercier Werner. L’humiliation extrême pour un joueur au fond du gouffre. Même Joachim Löw, si prompt à défendre ses joueurs, s’est montré critique au terme de la rencontre : « Il doit marquer, il n’y a aucun doute là-dessus. » Cette action n’est finalement qu’une suite logique pour l’attaquant de 25 ans. Lors de ses 28 derniers matchs avec les Blues, le natif de Stuttgart a seulement inscrit deux buts ! Dont une réalisation en FA Cup face à la modeste équipe de Morecambe (D4 anglaise).

> La réaction de Löw après la Macédoine du Nord <

Alors, où se situe le problème ? Mental ? Peut-être bien, Timo Werner n’est pas forcément connu pour résister à la pression. Physique ? C’est une certitude après ses déclarations au site du club : « Je dois dire que c'est plus difficile que ce que je pensais. Les contacts sont plus rudes qu'en Allemagne. » Organisationnel ? Sûrement car le joueur a souvent relevé les limites du plan de jeu mis en place par Franck Lampard le concernant. Finalement, dans cette pénombre, la lueur d’espoir vient de… Thomas Tuchel. Allemand comme lui, l’ancien coach du PSG a d’abord ramené de la sérénité au club grâce à ses résultats. Ensuite, Tuchel a mis tout en œuvre pour relancer son compatriote. « Désormais, je joue plus comme un numéro dix excentré à gauche mais pas comme un ailier, expliquait Werner en février. J'ai donc plus d'espaces pour mes courses au milieu et je peux jouer derrière un attaquant. »

> Tuchel appelle à la patience pour Werner <

Psychologiquement, Tuchel a également entrepris un travail très important pour refaire de Werner une gâchette redoutable et redoutée. Par exemple lorsque Werner décide de faire du rab à l’entraînement pour parfaire ses gammes face au but, voici la réponse de « TT » : « Je lui ai dit : ’’ Tu n'as pas besoin de ça. Ton corps et ton cerveau savent comment marquer des buts.’’ Si une femme ne veut pas sortir avec vous pour dîner, vous n'allez pas la forcer. Vous prenez un peu de distance, et peut-être qu'elle vous rappellera. Les buts, eux aussi, reviendront. » Un peu comme l’histoire du ketchup avec Cristiano Ronaldo, Tuchel est persuadé que la réussite reviendra une fois le prochain but inscrit. Dès ce soir face au FC Porto ? 
 


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