Ligue des Champions : sérénité, rotation... Comment Zidane a redressé la barre du Real

Panoramic

Trois fois vainqueur comme entraîneur de la reine des compétitions européennes (2016 à 2018), "ZZ" a connu cette saison son début de parcours le plus difficile en C1 : le Real a été défait 3-2 à domicile par l'équipe B du Shakhtar pour la première journée, avant d'être accroché 2-2 sur le terrain du Borussia Mönchengladbach pour la deuxième journée fin octobre. Mais depuis, la donne a changé: deux victoires probantes contre l'Inter Milan, finaliste de la dernière Ligue Europa, 3-2 et 2-0, et la "Maison blanche" pointe à la deuxième place du groupe B à un point du leader "Gladbach". 

"La bonne route à suivre"

"Je ne sais pas si c'est le match le plus complet de la saison ou pas, mais on a joué un super match. On nous disait qu'on ne gagnait pas en Ligue des champions sans Sergio Ramos, et ce soir on gagné. On s'améliore, et je pense que c'est la bonne route à suivre. Il faut continuer", a encouragé le Marseillais après le succès à Milan. Une victoire mardi en Ukraine, et ce serait une 24e qualification consécutive pour le second tour en autant de campagnes européennes depuis 1997... et un pas de plus vers un possible quatrième sacre pour Zidane dans sa compétition-fétiche.

> La défaite du Real face Alavés <

Pourtant, les complications n'ont cessé de s'accumuler pour "Zizou" : en plus de la blessure de son capitaine Ramos (touché au biceps fémoral de la jambe droite, en phase de reprise), l'entraîneur a perdu l'attaquant belge Eden Hazard, sorti blessé au genou droit contre Alavés samedi, et absent du déplacement en Ukraine. Mais alors comment le technicien français a-t-il fait pour encore une fois relancer la machine madrilène en Europe ?

Déjà, il y a l'identité de son équipe: Zinédine Zidane et le Real Madrid ne sont jamais aussi solides que quand ils sont dos au mur. C'était déjà le cas la saison passée (le 6 novembre 2019), où Zidane était proche de l'éviction selon la presse espagnole avant un match décisif de Ligue des champions contre Galatasaray... que les Madrilènes avaient fini par remporter 6-0.

"Moments compliqués" 

Ensuite, il y a la gestion Zidane : jamais euphorique dans la victoire, jamais fataliste dans la défaite, le technicien qui avait mené le Real à son fameux triplé en C1 (2016, 2017, 2018) a su gérer les minutes et les temps faibles de ses joueurs. "Parfois, tout va bien et de temps en temps il y a un moment un peu plus compliqué, comme c'est le cas au niveau de la situation générale aujourd'hui", expliquait "ZZ" mardi en conférence de presse avant d'aborder le match retour contre l'Inter Milan. "On en vit un, avec des matches plus difficiles, mais toutes les équipes connaissent ça cette saison", a-t-il balayé, sans s'inquiéter outre-mesure. 

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Zidane a aussi exploité à fond l'effectif XXL de la "Maison blanche": en l'absence de Karim Benzema, c'est par exemple Mariano Diaz qui s'est vu offrir un rôle d'avant-centre inattendu la semaine dernière contre l'Inter. Mais l'avant-centre français, touché à l'adducteur de la jambe gauche avant la dernière fenêtre internationale, a réintégré le groupe du Real pour le déplacement à Donetsk, mardi.

Une bonne nouvelle pour "Zizou", en bonne voie pour se qualifier pour les 8es et qui a bien l'intention de corriger l'erreur de parcours de la saison passée, qui avait éjecté le Real de la course à la Coupe aux grandes oreilles dès les 8es face à Manchester City. Avec une victoire mardi en Ukraine, Zidane pourra se tourner vers son prochain défi: redresser la barre du Real Madrid... en Liga, où le champion en titre accuse déjà un retard de sept points sur la Real Sociedad, étonnant leader.

Zidane pointe du doigt l'irrégularité de son équipe :

 


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