Ligue des Champions - Real-Inter, trois stratèges croates pour une première place

Reuters

Après le nouveau - et septième - Ballon d'Or décroché par Lionel Messi, devant Robert Lewandowski et Jorginho, Modric demeure le seul lauréat encore en activité aux côtés de l'Argentin et Cristiano Ronaldo. Et malgré ses 36 ans, qui nécessitent une gestion des matches, le Ballon d'Or 2018 reste indétrônable au Real Madrid pour réguler le tempo et éclairer le jeu. Après un début de saison timide, il est de nouveau une pièce centrale de la Maison blanche, avec quatre passes décisives sur ses huit derniers matches. L'immuable trio qu'il forme au Real avec Casemiro et Toni Kroos n'a pas été contesté par les multiples recrues venues essayer de bouleverser la hiérarchie: Odegaard, Ceballos, Valverde ou Camavinga n'ont pas réussi à les mettre sur le banc de touche. Après le récital du trio "KCM" le 21 novembre dernier en Liga à Grenade (4-1), où Modric a délivré un bijou de passe décisive à Vinicius, Ancelotti avait assuré avec le sourire: "Ils sont toujours trois des meilleurs milieux du monde pour moi".

La mue de Perisic


A l'Inter Milan, Marcelo Brozovic et Ivan Perisic ne sont pas moins précieux, réalisant probablement leur meilleure saison depuis leur arrivée en Lombardie, tous deux en 2015. Brozovic, installé dans un rôle de meneur axial juste devant la défense, s'est imposé comme le stabilisateur aux côtés des plus offensifs Nicolo Barella et Hakan Calhanoglu. Précis dans la passe et généreux dans l'effort: il est celui qui parcourt le plus plus de kilomètres en moyenne en Serie A, selon les statistiques officielles. Auteur contre le Sheriff Tiraspol de son premier but en C1, il est, à 29 ans, au sommet de son art dans une Inter qui, quel que soit le résultat mardi à Madrid, a déjà rempli son contrat en se qualifiant pour les huitièmes pour la première fois depuis dix ans.

L'Inter donne la leçon à la Roma : 

Ivan Perisic, lui, a profité de son année de prêt au Bayern, en 2019-20, pour déjà gagner une Ligue des champions. Au retour de cette belle saison bavaroise, il a dû regagner la confiance d'Antonio Conte, qui lui préférait Ashley Young. Il y est parvenu peu à peu, en se muant en latéral tout-terrain, capable aussi de défendre et plus seulement de déborder. Utilisé dans le même rôle par Simone Inzaghi, il semble enfin s'amuser avec les Nerazzurri, comme lors de sa belle soirée contre le Shakhtar (2-0), fin novembre, où il a été à l'origine des deux buts synonymes de qualification. 

Les "Flamboyants"


"J'ai changé de position l'an dernier, maintenant je m'y trouve bien", assure celui qui avait marqué le premier but croate en finale du Mondial-2018 perdue contre la France (4-2). Comme Modric, avec qui le Real discute d'une prolongation jusqu'en 2023, Brozovic et Perisic seront en fin de contrat en juin. Des tractations sont en cours pour prolonger, mais elles n'ont pas encore abouti, notamment en raison de la fragilité économique de l'Inter, contrainte de surveiller ses dépenses. "On ne peut pas dépenser des millions (...). Mais s'ils veulent rester, je pense qu'on peut trouver un accord", assure régulièrement l'administrateur délégué du club Giuseppe Marotta. 

Un accord salarial serait notamment proche avec Brozovic pour prolonger jusqu'en 2026, selon la Gazzetta dello Sport. Pour Perisic, qui aura 33 ans en février, l'issue des discussions semble plus incertaine, notamment parce que l'ex-joueur du Bayern, Dortmund et Wolfsburg ne serait pas contre un retour en Bundesliga. Mais l'Inter Milan n'envisage pas de laisser partir libre un joueur qui, fin 2022 au Mondial, tentera de nouveau de briller avec Brozovic et Modric pour défendre le statut de vice-champion du monde des "Vatreni" (les "Flamboyants").


Le Real prend le large en Liga : 

 


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