Ligue des Champions : Paris SG, encore la victoire mais toujours pas la manière

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Une impression mitigée 

Avec sept points, le PSG domine le groupe A au terme de la phase aller de la phase de poules. Une dixième qualification consécutive pour les 8es de finale lui tend les bras. Mais, mercredi matin, la presse française retenait la performance mitigée d'une équipe loin d'avoir consommé son immense réservoir de talent. "A ce rythme, le PSG s'expose à quelques désillusions à plus long terme", écrit le quotidien sportif L'Equipe. Pour Le Parisien, "il y a encore de nombreux manques", comme l'absence de créativité et les erreurs défensives.

"Messi change le match, Leipzig costaud mais au bord de l'élimination", relève de son côté le magazine allemand Kicker. "Le Paris SG a pris le dessus sur l'équipe de la Saxe après avoir été pendant longtemps plus que quelconque." "C'est vrai qu'on doit faire mieux, a reconnu Kylian Mbappé. Pour l'instant, on ne joue pas bien et on gagne. Je pense qu'il faut mieux jouer pour gagner plus sereinement."

Une défense brouillonne 

La soirée avait pourtant bien commencé pour le PSG, qui a marqué dès la neuvième minute par "Kyky". Mais ses équipiers ont ensuite commis trop d'imprécisions. Même le métronomique milieu de terrain Marco Verratti a perdu des ballons inhabituels pour lui. Derrière, les latéraux Achraf Hakimi et Nuno Mendes ont laissé trop d'espaces aux Allemands, qui ont ciblé cette faiblesse récurrente du système de l'entraîneur Mauricio Pochettino.

Déjà, début octobre, à Rennes, lors de la seule défaite parisienne en Ligue 1 de la saison (2-0), les buts bretons étaient nés d'un débordement sur un côté. Bis repetita face à Leipzig, qui est repassé devant au tableau d'affichage (2-1, 56e), sur deux actions similaires. Plus globalement, Paris concède trop d'occasions. Il n'a réussi que quatre "clean sheets" (aucun but encaissé) en 14 matches de compétition officielle.

Cette faiblesse structurelle dépasse l'alternance entre les gardiens Gianluigi Donnarumma et Keylor Navas, qui encaissent sensiblement le même nombre de buts par match (0,8 pour l'Italien contre 1,1 pour le Costaricien). Comment s'améliorer? Pochettino a exploré une piste dans la dernière demi-heure, avec un schéma à trois défenseurs centraux, Danilo s'intercalant entre Presnel Kimpembe et Marquinhos. "On souffrait aussi avec les latéraux de Leipzig qui étaient très hauts. On était un peu toujours en retard pour presser. Ce changement nous a permis d'avoir plus de sécurité", a expliqué ce dernier. "On est ouverts à ce que le coach va proposer, c'est bien d'avoir plusieurs options", a assuré Ander Herrera. 

Verratti : "On doit construire un collectif le plus vite possible":

Une attaque dépendante 

Ce passage à trois a coïncidé avec le bon "finish" du PSG, qui a repris l'avantage grâce au doublé de Lionel Messi (67e, 74e s.p.). Mais si l'Argentin a été décisif, le jeu offensif parisien a encore semblé trop dépendant de ses individualités. Les seules occasions sont nées des exploits de la "Pulga" et de Mbappé, désigné homme du match. Le constat est à relativiser en l'absence des attaquants Neymar, blessé aux adducteurs, Angel di Maria, suspendu, et Mauro Icardi, pour raisons personnelles.

Mais ce n'est pas la première fois que la copie laisse à désirer: en C1, le PSG a presque tiré deux fois moins que ses adversaires (27 tirs contre 51). "Nos milieux descendaient trop et on avait du mal à se connecter avec nos attaquants, a reconnu Pochettino. On avait la possession, mais on préfère l'avoir plus haut sur le terrain."J'ai aussi vu des bonnes choses offensivement, qui s'améliorent, et qui fonctionneront mieux avec le temps", a poursuivi le technicien. Mais le temps est compté: dès dimanche, le classique de la Ligue 1 à Marseille dira si son équipe prend le bon chemin.

 Pochettino : "Beaucoup de bonnes choses" :


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