Ligue des Champions : Le Bayern porté par ses Bleus

Le froid s'installe et les stades sonnent creux, mais les affiches les plus intéressantes du jour ont animé une soirée marquée par l'entrée en lice des trois derniers champions d'Europe. Cela ne pouvait pas être anodin. En ratant complètement l'entrée de bal, le Real de Zidane a confirmé que son chantier restait important. On accréditait alors la thèse de voir ces cadors en grandes difficultés pour des raisons qui n'échappent pas au calendrier, mais Liverpool et le Bayern ont fait parler leur puissance, eux. Surtout le Bayern.

Le show Coman !


Le meilleur club d'Allemagne a fait un match de champion d'Europe en titre, avec une partition jouée façon rouleau-compresseur. Peut-être faudra-t-il arrêter de parler de Kingsley Coman comme d'un joueur d'appoint - et ce pas uniquement parce que l'ailier des Bleus a laissé son nom dans les livres il y a deux mois. Ce mercredi, l'ancien titi parisien s'est presque occupé de tout. C'est lui qui a débloqué la situation d'une merveille d'enchaînement contrôle en extension-frappe placée (1-0, 28e). C'est lui, encore, qui a distillé un caviar à Goretzka pour le but du break - facile (2-0, 42e). Et c'est lui, enfin, qui a clos le festival bavarois avec un slalom de crochets tout en dextérité dans la surface (4-0, 72e). Formidable. Vraiment.

Entre temps, Corentin Tolisso avait parachevé cette signature tricolore en y allant de son petit but d'un missile à mi-distance (3-0, 66e). Et le pire, c'est que l'Atlético a existé en se procurant de vraies situations. Mais ce score final reflète tout de même le gouffre qui sépare les deux clubs. Le Bayern prend donc les commandes de sa poule devant Salzbourg et le Lokomotiv Moscou, qui se sont quittés dos à dos (2-2).

Liverpool sans briller


Si Liverpool n'a pas affiché un visage aussi séduisant, la simple idée de voir cette équipe se frotter à l'Ajax pouvait réjouir les puristes. On ne va pas se mentir : ce match de gala n'a pas accouché d'une rencontre à la hauteur des attentes. Il n'a pas été désagréable pour autant, avec des temps forts de chaque côté et un court succès des Reds, au point, sur un but contre son camp de Tagliafico en première période (0-1, 35e). L'Ajax a aussi inquiété le champion d'Angleterre, dont on notera surtout le manque de réalisme offensif ce mardi soir. Liverpool entre donc tranquillement dans ce grand bain, en y mettant un petit pied. Cela suffit au bonheur de Klopp, qui a d'autres affaires à gérer. L'Atalanta devance Liverpool dans cette poule grâce à une victoire sans appel face aux Danois de Midtjylland - petit poucet du groupe (0-4). Zapata, Papu Gomez, Muriel et Mirantchouk ont marqué pour la Dea.

Dans le groupe C, celui de l'OM, Manchester City a fait le métier contre Porto (3-1). Les Dragons avaient pourtant ouvert le score au quart d'heure de jeu par Dias (0-1, 14e) mais la bande à Guardiola a égalisé sur un penalty transformé avec autorité par Agüero (1-1, 20e), avant d'avoir son adversaire à l'usure dans la dernière demi-heure grâce à Gündogan (2-1, 65e) et Ferran Torres (3-1, 73e).

Enfin, dans le groupe B, le Real Madrid est bien seul dernier après le score de parité entre l'Inter et le Borussia Mönchengladbach (2-2). Serial buteur de C3 la saison passée, Romelu Lukaku a bien entamé sa campagne à l'échelon supérieur en s'offrant un doublé salvateur - son deuxième but permettant au club lombard d'arracher un point. Côté allemand, l'ancienne connaissance de Ligue 1, Ramy Bensebaini - sur penalty - et le milieu de terrain Jonas Hoffman ont été les buteurs du soir.