Ligue des Champions - La "manita" (tardive) du Barça face à l'OL

Reuters

La finalité est la même qu’il y a 10 ans, presque jour pour jour (le 11 mars 2009) : une qualification du Barça contre l’OL en huitièmes de finale de Ligue des champions, avec cinq buts des Catalans au match retour après un nul à l’aller, à Lyon. Mais le scénario n’est pas tout à fait le même. Paradoxalement, même si la défaite est plus lourde avec ce 5-1 (5-2 en 2009), les hommes de Bruno Genesio ont pu y croire un peu plus longtemps. En effet, si les Lyonnais étaient revenus à l'époque de 4-0 à 4-2 en début de seconde période, jamais ils n'avaient ensuite ramené l'écart à un petit but. Contrairement à mercredi soir.

Les Gones sont revenus à 2-1 peu avant l’heure de jeu, et le score n’a plus bougé durant 20 minutes. Les Blaugrana ne faisaient plus les fiers, mais il aurait fallu beaucoup plus pour faire basculer cette double confrontation dans la folie, et réussir à son tour sa “remontada” au Camp Nou. Offensivement, déjà, car il n’y a quasiment pas eu d’occasion en dehors du but de Tousart. Et défensivement, aussi (surtout ?), tant Lionel Messi et ses amis ont donné l’impression - certes assez habituelle - de pouvoir passer dès qu’ils voulaient réellement accélérer.

Tousart : "Il ne faut pas se cacher, ils étaient meilleurs"

Après le penalty de Lionel Messi (1-0, 18e) pour une faute peu évidente sur Luis Suarez qu’on pourra toujours ruminer en vain, la seule occasion d’importance pour les troisièmes de Ligue 1 est arrivée pour Moussa Dembele (20e), dont le ballon contré a frôlé la lucarne de Ter Stegen. Puis Luis Suarez a doublé la mise (2-0, 31e) et Anthony Lopes a dû céder sa place, touché un peu avant dans un choc avec l’attaquant uruguayen. Et quand ce même Luis Suarez (37e) puis Lionel Messi (47e) ont manqué de peu le 3-0, on pensait que l’OL allait passer un sale quart d’heure. Il est arrivé, mais un peu plus tard que prévu. 

Car Lucas Tousart a marqué sur corner (2-1, 58e), et il aura donc fallu attendre la 78e minute pour que Lionel Messi délivre définitivement son Barça face à Gorgelin (3-1), avant les coups de grâce de Pique (4-1, 81e) et Ousmane Dembélé (5-1, 86e) entré en fin de match. Malgré la présence de Nabil Fekir, Lyon n’a malheureusement pas réussi à lâcher les chevaux comme il y a six mois à Manchester City, ce que Bruno Genesio appelait de ses voeux la veille en conférence de presse. “On n’a pas été à la hauteur, résume durement Tousart sur RMC Sport. Il ne faut pas se cacher, ils étaient meilleurs que nous.” C’est certain. Mais lorsqu’il y a exploit, ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne. Un peu d’audace, de chance, de réussite… Tout ce que l'OL n’a pas su provoquer.

fekir