Ligue des Champions : La désillusion de l'AS Monaco

Ce ne serait pas lui faire offense que de dire que Mykhaïlo Mudryk ne mettait pas un pied devant l'autre dès qu'il est sorti du banc mercredi soir pour le Shakhtar Donetsk. Largué dans ses courses, en retard sur ses tâches offensives et défensives, l'Ukrainien qui ne faisait que glisser sur la pelouse, incarnait la pâle impression donnée par certains entrants lancés par Roberto De Zerbi. À la mi-temps de la prolongation, l'entraîneur italien est venu pester auprès de son ailier pour qu'il change ses chaussures.

Au technicien, deux membres du staff sont venus se mettre autour de lui si bien qu'il était difficile de savoir si c'était pour le galvaniser ou lui coller une soufflante dont il se rappellerait longtemps. Quelques instants plus tard, au début de la deuxième période de la prolongation, Mudryk est le destinataire d'une nouvelle colère, cette fois d'un coéquipier. Stepanenko lui hurle dessus en raison d'un ballon perdu sur une action. On avait presque mal pour lui. Mais l'ailier s'est plutôt bien rattrapé puisque c'est lui qui, en voulant centrer dans la surface de réparation monégasque, oblige Aguilar à dévier le ballon qui lobe Nübel, à six minutes du terme de la partie. Le « fautif », qui venait de remplacer Sidibé blessé, faisait peine à voir. Il était très vite rejoint par les autres Monégasques, effondrés au bout du temps réglementaire qui officialisait l'élimination de l'ASM.

Des occasions loupées à la peine

Après une superbe deuxième partie de saison l'an dernier, l'AS Monaco avait mérité son ticket pour la Ligue des Champions mais en tirant le Shakhtar Donetsk pour les barrages, on savait la tâche ardue mais pas impossible. Après ces deux matchs, il règne un long sentiment de déception surtout que l'ASM peut s'en prendre qu'à elle-même... Les Monégasques ont raté l'aller alors qye la formation ukrainienne a juste joué la demi-heure suffisante pour l'emporter. Mercredi soir, les hommes de Niko Kovac ont superbement débuté cette rencontre retour en bloquant les relances très courtes ukrainiennes. Efficace dans les transitions, appliqué défensivement et collectivement, le club de la Principauté a pendant de longues minutes, joué un football de haut niveau, vite récompensé par deux buts de Wissam Ben Yedder (18', 39').

Le seul défaut qu'on pourrait reprocher aux Monégasques est de rentrer dans les vestiaires avec un avantage de « seulement » deux buts alors que Volland et surtout Ben Yedder dont le piqué sur Pyatov aurait dû rentrer, ont eu des occasions pour tuer le match. Forcément un peu moins fringuants en deuxième période, les joueurs de Niko Kovac ont fait bloc en résistant aux assauts des hommes de De Zerbi. Mais l'ASM a aussi eu des grosses occasions pour assommer son adversaire : une franche de l'international français (64') et plusieurs intéressantes de Volland inefficace devant (58', 66', 86', 90+1', 112').

Dans le dur physiquement et incapable d'alourdir la marque, Monaco souffrait beaucoup et laissait des espaces à l'image du but de Marlos qui n'en demandait pas tant (74') et qui relançait complètement cette rencontre. On connaît la suite, c'est désormais en Ligue Europa que les joueurs du Rocher poursuivront leur chemin européen.

Le résumé du match


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