Ligue des Champions - Dembélé et le Barça se refont une santé

Panoramic

Ce succès, dont le score aurait pu être bien plus lourd, ne suffira sans doute pas à tout remettre dans l'ordre dans la maison catalane après la défaite face au Real Madrid et la démission du président Bartomeu. Mais il offre une première victoire de prestige au nouvel entraîneur Ronald Koeman, avec des buts de Dembélé, en début de match, puis Messi lui-même, sur un penalty en fin de rencontre. Une leçon de football catalan que va pouvoir méditer le novice Andrea Pirlo, dont la Juventus, trop brouillonne, est apparue plus que jamais en "construction". 

Si Ronaldo n'a pu honorer le rendez-vous, faute de l'indispensable test négatif au Covid-19, Lionel Messi était donc là, et bien là. Il a éclairé le jeu catalan dans une position axiale de N.10. Comme si tout, finalement, pouvait revenir avant à Barcelone, quelques semaines après le feuilleton du vrai-faux départ du sextuple Ballon d'Or.

Juve au supplice
 


Dès l'entame, Barcelone a mis au supplice la défense turinoise où Bonucci, incertain en raison de douleurs musculaires, était présent mais pas au meilleur de sa forme. En seulement deux minutes, Messi avait vu une frappe contrée in extremis et Sczensky avait déjà dû s'employer pour repousser une tentative de Pjanic avant d'être sauvé par son poteau sur une frappe sèche de Griezmann ! Le gardien turinois aura moins de chance sur l'offensive suivante: Dembélé, à la réception d'un lumineux changement d'aile de Messi, s'en allait provoquer la défense italienne et sa frappe, déviée par Chiesa, ne laissait aucune chance à Sczcesny (14e).

La suite fut à l'image de cette entame à sens unique: tout est souvent allé trop vite pour la Juve. Avec des Barcelonais maitres du ballon et du tempo, au point que ce fut parfois gênant de voir les Turinois courir derrière le ballon confisqué par les Blaugrana. Barcelone aurait pu faire le break plus tôt mais Messi, après un somptueux échange avec Griezmann, ne profitait pas de la talonnade du Français (23e), puis manquait de nouveau le cadre en seconde période (60e). Puis Dembélé et Griezemann, en position idéale, s’emmêlaient les pinceaux au moment de conclure (35e). Griezmann a de nouveau eu une belle occasion, trop croisée (75e). 

Trois hors-jeu pour Morata
 


Et il fallait attendre l'entrée en jeu d'Ansu Fati pour voir les Espagnols obtenir le penalty du 2-0 (90e), alors que la Juve était réduite à dix depuis quelques minutes après l'exclusion de Demiral. La Juventus, avec un système pourtant ambitieux avec Chiesa et Kulusevski sur les ailes, n'est jamais parvenue à déborder la défense catalane, pourtant privée de Piqué. Et Dybala a eu beau revenir bas chercher les ballons pour tenter d'impulser du rythme, rien n'a fonctionné.

Dans ces conditions, Pirlo ne pouvait compter que sur un miracle et Morata a cru trois fois lui offrir. Mais les trois buts de l'Espagnol ont été invalidés pour hors-jeu! Le troisième, juste après la pause, pour quelques centimètres, eut au moins le mérite de redonner un peu de confiance aux Turinois, mais les rares tentatives ne furent pas cadrées (Kulusevski, Rabiot). Pour marquer mercredi soir, il manquait décidément quelqu'un. Un Ronaldo dont les encouragements à distance, vêtu du maillot blanc et noir sur Instagram, n'ont pas suffi, mais qui a déjà coché la date du match retour contre Messi, le 8 décembre.