Le PSG reste en vie

Panoramic

Le PSG savait, dès le coup d’envoi, qu’il disposait d’un joker extrêmement bienvenu avec la défaite de Liverpool à Belgrade. Les Parisiens n’étaient déjà pas dans l’obligation absolue de s’imposer à Naples, mais c’était plus dans l’optique de la deuxième place du groupe. Avec cet accroc des Reds en Serbie, le nul 1-1 décroché en Italie permet aux champions de France de rester dans la course, non seulement à la qualification, mais aussi à la première place de leur poule. Mais pour ça, il va falloir se remettre à gagner.

Sans Edinson Cavani, remplaçant au coup d’envoi, les hommes de Thomas Tuchel ne sont pas passés à côté de leur match comme il y a deux semaines, à Paris. Surtout en première période, ils ont affiché un vrai long moment de domination, qui a abouti à l’ouverture du score de Bernat dans le temps additionnel. Ça a été plus compliqué après le repos, immédiatement au retour des vestiaires, quand le fameux enfer de San Paolo a poussé les Napolitains jusqu’à l’égalisation, à l’heure de jeu. Ensuite, les deux formations n’ont pas voulu se découvrir plus que de raison.

Draxler: "Ce n'est pas grave"

"On a bien joué, estime Julian Draxler (sur RMC Sport), encore préféré à Adrien Rabiot au milieu. Une très bonne première période, puis on a mal commencé à la reprise. On est déçus de ne pas avoir gagné, mais il ne faut pas oublier que Naples est très bien, que Carlo Ancelotti a beaucoup d’expérience… Ce groupe est difficile, il faut qu'on continue. On était en tête lorsqu’on menait, mais ce n’est pas grave. Un nul à Naples, c’est pas mal." Le PSG a le cul entre deux chaises, écrivons-le clairement.

Si Paris a eu plus d’occasions avec Meunier (16e) ou Kylian Mbappé, dont une rare en fin de match (23e, 85e), le résultat semble à peu près juste, tant Gianluigi Buffon a multiplié les parades en début de seconde période (51e, 52e, 54e) avant de subir l’égalisation d’Insigne sur penalty (1-1, 63e). Entachée sans doute d’un hors-jeu au départ de l’action. Paris, quelque part, a rassuré sur son implication et sa capacité à ne pas se noyer face au grand événement. Mais il manque encore quelque chose, qu’il faudra impérativement trouver pour les matches à venir contre Liverpool et à Belgrade. Un Neymar décisif, peut-être. Ou un Kylian Mbappé moins intermittent, lui qui a tout fait sur le but de Bernat mais s’est encore caché le reste du temps.