Le Bayern élimine le Barça / Ligue des Champions (phase de poules)

Il faut le croire pour le voir : Barça rime bien avec Ligue Europa. Condamné à s'imposer sur la pelouse de l'Allianz Arena pour garder son destin européen entre ses pieds, le club catalan n'a pas fait le poids contre sa bête noire. Pouvait-il en être autrement au vu de son état de déliquescence ? Xavi ou pas, cette écurie n'est plus que l'ombre de la machine qu'elle était. Dans un stade vide, sous les flocons de la Bavière, elle a subi les vagues d'un Bayern qui n'aura même pas forcé son talent pour lui marcher dessus. Müller a débloqué la situation d'une tête lobée (1-0, 34e), avant que Sané ne tue le suspense d'une frappe soudaine avant la pause (2-0, 43e). Le troisième but, œuvre de Musiala, a réglé l'affaire au retour des vestiaires (3-0, 62e).

 

Benfica avait fait le travail

 

Peut-être, au fond, que ces pâles Blaugrana espéraient secrètement un exploit du Dynamo Kiev contre Benfica pour passer. Mais il n'y a pas eu de surprise à noter dans les rangs portugais. Supérieurs à leur adversaire du soir, les Aigles ont rapidement plié l'affaire pour passer une soirée tranquille et composter leur ticket. Yaremchuck a libéré les siens dès le quart d'heure de jeu (1-0, 16e), avant que Moraes ne réalise le break dans la foulée (2-0, 22e). Ce succès permet donc à Benfica de décrocher la deuxième place de cette poule pour s'inviter au tableau de la phase à élimination directe.

 

Man United accroché

 

Un tableau dans lequel on retrouvera Manchester United. Emmené par sa nouvelle tête pensante Ralf Rangnick, le club mancunien a dû se contenter d'un score de parité contre les Young Boys de Berne (1-1), qui lui auront donné du fil à retordre durant cette phase de poules. Avec un onze largement remanié, United a ouvert le score rapidement par Greenwood (1-0, 9e), mais la formation suisse a refait surface avant la mi-temps en égalisant par Rieder (1-1, 42e). Reste que la hiérarchie de ce groupe n'est pas encore figée puisque le match Atalanta-Villarreal se disputera ce jeudi après son report dû aux conditions météorologiques.

 

Séville reste à quai

 

Finalement, l'autre surprise majeure de la soirée est le reversement d'un autre poids lourd espagnol en Ligue Europa : le FC Séville. La formation andalouse pourra toujours se consoler en se targuant d'être le grand spécialiste de la compétition... Battue d'une courte tête sur la pelouse de Salzbourg (0-1), elle n'a pas su trouver les ressources nécessaires pour forcer son destin dans un groupe brillamment dominé par le Lille. L'Espagne du foot va mal quand la France se reprend. Tout arrive.


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