Juventus : Sarri continuera-t-il ?

Reuters

Comme c’était le cas dans son précédent club de Chelsea, Maurizio Sarri pourrait ne pas faire plus d’un an à la Juventus. Mais, cette fois, il ne partirait pas de son propre chef. Il serait plutôt remercié en raison de résultats insuffisants. Malgré la conquête du Scudetto, et qui constituait le tout premier titre de champion de son parcours de coach, l’expérimenté technicien pourrait se voir indiquer la porte de la saison. C’est même la tendance forte au lendemain de l’élimination essuyée en Ligue des Champions contre l’OL, si l’on en croit les échos qui émanent de l’autre côté des Alpes.

Le match face aux Gones à peine terminé, Andrea Agnelli s’est exprimé sur l’avenir de son entraineur. Et le discours tenu par le président bianconero ne s’apparentait guère à une marque de soutien. « Le bilan de la saison est doux-amer, a-t-il déploré. C’est un excellent résultat d’avoir remporté le Scudetto pour la neuvième fois consécutive. C’est une page extraordinaire de Maurizio Sarri dans le football italien. Mais, en Ligue des champions, c’est décevant pour tout le monde, nous, les joueurs, les fans. Nous avions un rêve, maintenant nous avons un objectif. Sortir ainsi contre Lyon doit nous laisser déçus, il nous faudra quelques jours pour comprendre comment repartir la saison prochaine ».

Sarri pas inquiet pour son poste

Sarri devra se montrer très persuasif pour convaincre ses décideurs qu’il est encore l’homme de la situation. Ces derniers sont en tous cas prêts à l’écouter afin de comprendre au moins ce qui n’a pas fonctionné. « Le bilan se fera dans les prochains jours avec les dirigeants, le coach. On devra savoir comment retrouver l’enthousiasme. On a l’un des effectifs les plus vieux d’Europe, ça peut par exemple être une réflexion », a ajouté Agnelli.

Le principal intéressé a aussi eu à répondre aux interrogations concernant son futur. A ceux qui lui ont fait remarquer que sa position est désormais très fragile, il a répondu fermement : « Je ne pense pas que les dirigeants d’un club de haut niveau prennent une décision sur la base d’un seul match. Je trouve cette question offensante, mais pas envers moi, c’est offensant pour les dirigeants ». L’ex-entraîneur de Naples est donc resté droit dans ses bottes, convaincu de pouvoir « survivre » à cette sortie de route prématurée dans l’épreuve qui fait tant rêver son club.

Sarri en veut à l'arbitrage :