Chaos au Stade de France : Vers un système de détection des mouvements de foules ?

Panoramic

Une idée a été évoquée durant son audition de plus de 2 heures au Sénat. Ce jeudi, Michel Cadot, le délégué interministériel aux grands événements sportifs et aux Jeux Olympiques, a pris la parole autour des incidents survenus le 28 mai dernier lors de la finale de la Ligue des Champions entre le Real Madrid et Liverpool. Et, dans la perspective des Jeux Olympiques 2024 qui se dérouleront à Paris, il a estimé qu'il serait "utile" de mettre en place un système d’intelligence artificielle de détection des mouvements de foules. Ledit système "sans aucune technique de reconnaissance faciale", serait idéal afin "d’identifier plus vite et en amont des situations d’engorgements progressifs".

Des dysfonctionnements d'une "rare gravité"


Par ailleurs, Cadot a également effectué un tour d'horizon sur les points du rapport qu'il a remis à la Première ministre, Elisabeth Borne, vendredi dernier. Avouant avoir sa "part de responsabilité dans cet échec", il a indiqué que la "masse de personnes sans billets" avait généré une complication du préfiltrage. "Les billets falsifiés représentent, sur l'échantillon des trois portes, et même sur la totalité aux portes, un taux autour de 10 à 12% des 20 000 billets papier attribués à Liverpool. C'est quatre fois plus que ce qui avait été constaté pour PSG-Liverpool en 2018 pour la Ligue des Champions", a affirmé Cadot.

Les absences d'image sont une "faute grave"


En outre, une délégation de sénateurs en charge des auditions sur les incidents survenus le 28 mai au Stade de France a tenu à présenter ses excuses auprès des supporters, notamment ceux de Liverpool. Un temps évoquée, l'audition des supporters de Liverpool et du Real Madrid, d'après François-Noël Buffet, le président de la commission des lois, pourrait se dérouler prochainement car ce dossier est "en cours".


Laurent Lafont, sénateur du Val-de-Marne, a évoqué des dysfonctionnements "d'une rare garvité" avec des conséquences qui auraient pu "être dramatiques", dans des propos retranscrits par RMC Sport. De son côté, François-Noël Buffet a mis en avant la responsabilité du préfet de police, Didier Lallement, qui s'est concentré sur la gestion des supporters au lieu de celle concernant les différents actes de délinquance. Au sujet de l'absence des images de vidéosurveillance, François-Noël Buffet a indiqué qu'à ce jour "seule la préfecture de police détient ces images". Avec l'espoir de les voir, il a aussi précisé que "la SNCF n'a conservé qu'une partie de ses images. Ces absences d'image constituent une faute grave".

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