Un groupe de la mort pour les Bleus ?

"Je pense qu’on sera dans le chapeau 2." Après la victoire de ses hommes dimanche soir à Tirana contre l’Albanie (0-2), pour son 100e match à la tête des Bleus, Didier Deschamps a évoqué le tirage au sort de l’Euro 2020, qui aura lieu le 30 novembre à Bucarest. Un tirage où l’équipe de France, même si elle a terminé à la première place du groupe H, ne sera pas tête de série, à moins d'un miracle mardi lors des dernières rencontres de ces éliminatoires.

"On ne peut pas faire mieux que de terminer premiers, mais les critères des têtes de série ont changé lors de cette compétition. Certaines grosses nations peuvent aussi se retrouver dans le chapeau 3 ou 4, cela va modifier le tirage au sort en plus du critère géographique. On aura ce qu’on mérite", a poursuivi en conférence de presse un "DD" quelque peu fataliste.

Le faux pas de Konya


Mais les Bleus doivent surtout s’en prendre à eux-mêmes. Et regretter leur faux pas de juin à Konya, où leur dauphin, la Turquie, les avait battus 2-0, ainsi que ce match nul 1-1 face à ces mêmes Turcs le mois dernier au Stade de France. Deux contre-performances qui pourraient coûter très cher aux champions du monde dans quelques jours en Roumanie.

Car c’est un véritable groupe de la mort qui pourrait leur être proposé en juin prochain, pour cet Euro qui va se disputer dans douze villes de douze pays différents (Allemagne, Angleterre, Azerbaïdjan, Danemark, Ecosse, Espagne, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Roumanie et Russie). On peut ainsi imaginer une poule avec l'Espagne ou l'Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre (chapeau 1), le Portugal (chapeau 3) et la Serbie (chapeau 4). Alléchant, non ?