Rodon, l'Euro dont il est le héros

Panoramic

Pour sa première participation à un tournoi international majeur depuis 1958, le pays de Galles avait fait sensation en se hissant dans le dernier carré de l'Euro-2016 après avoir éliminé les outsiders belges en quarts de finale pour le plus grand bonheur de Joe Rodon alors âgé de 18 ans. "J'étais supporter, je regardais ça avec ma famille et mes amis. Je suis allé dans certaines des fan-zones à Swansea", a raconté en conférence de presse le défenseur de Tottenham lundi à deux jours d'un match décisif contre la Turquie dans le groupe A.

Désormais 23 ans et 15 sélections au compteur, le joueur de Tottenham espère vivre le même parcours sur le terrain: "C'était incroyable, j'espère pouvoir me créer quelques souvenirs cette fois au sein de l'équipe." En attendant un beau parcours, Joe Rodon apprécie déjà la vie de groupe grâce à la "Welsh connection" des Spurs. Arrivé à Tottenham en octobre, il y côtoie quotidiennement le capitaine gallois Gareth Bale et latéral des Dragons Ben Davies, plus de 150 sélections cumulées. Un trio baptisé "le gang gallois" par le club sur ses réseaux sociaux. "Avoir Gareth et Ben dans le groupe me met plus à l'aise dans l'équipe, je suis aux anges", s'est livré Rodon, estimant "important d'être comme un poisson dans l'eau au sein du groupe". "Les gars sont vraiment sympas avec moi, on est une bande très proche."

La quête du Kral

Cette cohésion leur a déjà permis d'arracher le match nul contre la Suisse (1-1). Après ce bon début, un succès contre la Turquie mercredi (18h sur beIN SPORTS 1) les expédierait quasi certainement en huitièmes de finale. Mais pour cela Joe Rodon, prêté à Cheltenham en quatrième division il y a encore trois ans, devra museler le redoutable Burak Yilmaz.

A bientôt 36 ans - dans un mois - le Kral (roi) a signé la saison la plus spectaculaire de sa carrière. Ses 16 buts, ses cinq passes décisives et son leadership ont mené Lille à un quatrième titre de champion de France et signé la fin de la suprématie de Paris. "Chaque attaquant dans ce tournoi posera un défi différent", a relativisé le défenseur gallois, peut-être inspiré par la prestation sans bavure des vétérans italiens Giorgio Chiellini et Leonardo Bonucci (36 et 34 ans).

"Se mesurer à des attaquants rapides est toujours difficile, relève Rodon, titularisé seulement huit fois en Premier League cette saison. C'est le genre de défi que nous les défenseurs aimons relever, ça ne peut que nous aider à progresser." Face aux Turcs, forcément très soutenus à Bakou, une défaite serait rédhibitoire mais un match nul entretiendrait l'espoir. Un troisième point contre l'Italie, possiblement déjà qualifiée, pourrait suffire à Rodon pour voir la phase finale. Mais pas depuis la fan-zone de Swansea, cette fois.

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