L’Euro 2020 étalé, un « one shot » ?

Euro 2020

Si l’Euro 2020 sera particulier, au-delà du fait qu’on ne connaîtra pas toutes les équipes au moment du tirage au sort fin novembre - puisqu’il restera quatre nations à déterminer par les barrages Ligue des nations en mars -, ce sera avant tout à cause de ses multiples points de chute partout dans l’Europe. La finale comme les demi-finales auront lieu à Wembley, qui a aussi récupéré les matches de Bruxelles qui ne fait plus partie des villes hôtes. La capitale belge faisait partie du package 2, à savoir trois matches de poule et un huitième de finale, ce qu’accueilleront également Amsterdam, Dublin, Bilbao, Budapest, Glasgow, Copenhague et Budapest.

Le package 1, trois matches de poule et un quart de finale, sera pour Munich, Bakou, Rome et Saint-Pétersbourg. Cette géographie spéciale, finalement très adaptée au format de l’Union européenne, est un clin d’œil pour les 60 ans de la compétition, qui a suivi de près l’organisation politique (la CEE, ancêtre de l’UE, ayant été créée en 1957). Mais il n’est pas certain du tout que cette idée de Michel Platini soit reprise à l’avenir. « D’un côté, comme symbole, c’est bien d’avoir cette compétition paneuropéenne, expliquait Aleksander Ceferin, son successeur en tant que président de l’UEFA, à L’Equipe. Mais c’est compliqué. »

Les raisons sont diverses : « Le pays hôte n’est pas automatiquement qualifié… Ça change tout. On ne sait pas à quoi s’attendre. Pour un Euro, c’est fondamental d’avoir une équipe qualifiée pour le pays d’accueil. Il y a différentes juridictions, des pays de l’Union européenne et d’autres qui n’en font pas partie. Je doute qu’on le refasse. » D’ailleurs, l’organisation de l’édition 2024 a été confiée à la seule Allemagne, qui aura donc déjà eu sa petite préparation avec son package 1 à Munich. Ce serait ballot, en effet, que la Mannschaft ne soit pas qualifiée (ce qui n’est pas tout à fait impossible).