Les Danois veulent croire au miracle

Panoramic

Malgré 22 tirs au but face à la Belgique, le Danemark, qui a laissé, de peu (47-53%), la possession à un adversaire dont on connaît l’attachement à cette statistique, s’est finalement incliné jeudi dernier (1-2), cédant face à la maestria d’un Kevin De Bruyne qui a tout changé après son entrée à la pause. Rageant pour une équipe bouleversée par le malaise de Christian Eriksen, qui s’est écroulé, victime d’un arrêt cardiaque, sur la pelouse de Copenhague lors du premier match face à la Finlande. Un match finalement perdu (0-1) par les Rød-Hvide (« les Rouge et Blanc »), qui ont dû revenir sur le terrain pour terminer ce match moins de deux heures après la dramatique sortie de leur coéquipier.

 

Eriksen, une visite réconfortante


Depuis, le joueur de l’Inter Milan, opéré avec succès, va beaucoup mieux. Même s’il a dû se faire implanter un défibrillateur miniature pour réguler son rythme cardiaque, il a pu sortir de l’hôpital vendredi dernier, et rendre visite à ses partenaires. "Cela signifiait beaucoup pour les joueurs qui ne l'avaient pas vu, particulièrement ceux proches de Christian, a déclaré en conférence de presse le sélectionneur danois Kasper Hjulmand. C'est une chose de le voir en vidéo et une autre de pouvoir le regarder dans les yeux. C'était bien. L'atmosphère est différente bien sûr, mais c'était bien de le voir lui et sa famille. C'était important pour certains des joueurs."

 

Kjaer : "On le mérite"


On pense notamment à Simon Kjaer, très proche d’Eriksen et qui avait été très touché par le malaise de son ami. Et l’ancien Lillois est aujourd’hui très motivé, même s’il faudra probablement une large victoire contre la Russie lundi soir (21h) pour espérer décrocher une place de meilleur troisième. "On part avec l’état d’esprit qu’il faut pour se qualifier. Et après tout ce qu’on a vécu, je pense qu’on le mérite, a confié le capitaine danois. Vous pouvez être sûrs qu’on va tout laisser sur le terrain lundi. Avec le soutien et la qualité de cette équipe, je suis confiant." Son coach espère lui "une nuit magique. Et c'est comme si notre Euro débutait maintenant." S’ils se montrent plus réalistes que face aux Belges, il n’est pas interdit de rêver…

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