Immobile porte si mal son nom

Ciro Immobile, l'incontournable gâchette de la Lazio, a désormais le même appétit avec la Nazionale. Leader de l'attaque italienne à l'Euro, il a fait honneur à son rang dès le match d'ouverture vendredi contre la Turquie (3-0), en inscrivant le deuxième but de la Squadra Azzurra. Nul doute qu'il deviendra très prochainement, peut-être dès mercredi soir, le meilleur réalisateur du pays en activité, puisqu'il a rejoint Mario Balotelli en tête de ce cercle fermé avec un total de quatorze buts pour les deux hommes (devant Andrea Belotti, auteur de douze buts, et Graziano Pellè à neuf unités).


Alors qu'on pouvait craindre un certain isolement d'Immobile, au sein d'un trio où il côtoie principalement Lorenzo Insigne et où le troisième poste peut tourner entre Federico Chiesa et Belotti - comme vendredi, où ce dernier était titulaire -, chacun a montré que l'assemblage était parfaitement complémentaire. Auquel il faut ajouter les milieux, bref un collectif entier que Roberto Mancini a su mettre en place au fil des mois. On n'enchaîne pas 28 matchs sans défaite (série en cours) par hasard, et les Italiens l'ont prouvé d'entrée face à la Turquie.

"On a eu du mal au début, on a essayé d'accélérer après avoir longtemps buté contre leur mur, synthétisait Immobile à l'issue de la rencontre. En deuxième période, ils étaient plus fatigués et les espaces se sont ouverts. Je dédie ce but à ma femme et à mes parents, c'est beaucoup d'émotion ressentie." Symbole de cette nouvelle Italie au grand coeur, qui ne cesse jamais de poursuivre ses idées offensives. Dans les mots comme dans les actes, Immobile donne tout. A 31 ans, il est aussi un gage d'expérience dans cette équipe jeune. Ce qui ne l'empêche pas, lui aussi, d'étaler une totale fraîcheur. Avec quatre buts sur les cinq derniers matchs, sa dynamique devient aussi puissante en sélection qu'avec la Lazio.


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