Gareth Southgate face aux premières critiques

Malgré un pourcentage de victoires parmi les plus élevés de l'histoire de la sélection anglaise, Gareth Southgate est critiqué. Le sélectionneur a bâti une équipe qui reste sur six succès consécutifs, un record depuis 2014-2015, mais ce n'est pas assez pour faire l'unanimité avant de commencer l'Euro à Wembley ce dimanche face à la Croatie (15h00, beIN SPORTS 1). Après avoir mené les Three Lions dans le dernier carré de la Coupe du Monde 2018 à la surprise générale, le quinquagénaire doit répondre à des attentes qui sont plus importantes qu'à ses débuts. Sevrés de titre international depuis 1966, les Anglais ont transformé les promesses du début de mandat de Gareth Southgate en obligation de gagner. Plusieurs de ses choix ont été critiqués ces dernières semaines alors que l'opportunité de remporter l'Euro à Wembley est aussi belle que les exigences importantes.

Gareth Southgate, un sélectionneur trop frileux ?


Depuis une demi-finale de Ligue des Nations perdue en 2019 face aux Pays-Bas, sa cote de popularité a baissé. La troisième place glanée aux tirs au but face à la Suisse n'avait pas été suffisante pour consoler une Angleterre qui ne rêve que d'un sacre international. Depuis ce Final Four organisé au Portugal en juin 2019, la frilosité de la philosophie de Gareth Southgate a commencé à être pointé du doigt. Malgré l'éclosion d'une génération de talents offensifs comme Phil Foden, Jadon Sancho, Mason Mount, Dominic Calvert-Lewin et des éléments comme Harry Kane, Marcus Rashford ou Raheem Sterling qui ont déjà prouvé au plus haut niveau, les Three Lions n'ont pas toujours réussi à convaincre offensivement. Même si le résultat est souvent là, ce n'est pas le cas du spectacle. Et à l'image de certains de ses confrères, Gareth Southgate voit son pragmatisme être pointé du doigt.

Gareth Southgate sous pression relative


En privilégiant un système à deux sentinelles, il consolide son assise défensive mais c'est presque toujours au détriment d'un talent offensif supplémentaire. Une stratégie qui se comprend mais dont les limites ont été évidentes face à certains blocs bas. Pour s'en sortir, le sélectionneur intronisé en 2017 compte parfois sur les ailes mais son choix de retenir quatre latéraux pour jouer à droite avant la blessure de Trent Alexander-Arnold a été tout autant décrié. Alors que l'Euro qui se déroulera en grande partie à Londres débute, Gareth Southgate se retrouve sous pression. Malgré les critiques, il vise une place dans le dernier carré. Si ce n'est pas pour remporter le trophée Henri-Delaunay le 11 juillet prochain ou pour jouer un football spectaculaire, les critiques risquent de l'accompagner jusqu'à la Coupe du Monde 2022 où sa présence a déjà été confirmée par sa fédération.

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