Euro 2020 - Sans Eriksen, comment joue le Danemark ?

Reuters
Le terrible choc aurait pu tourner à la tragédie. Il y a deux semaines, tout le monde s'en souvient comme si c'était hier, Christian Eriksen s'est effondré sur le terrain à la 43eme minute de Danemark - Finlande (0-1). Victime d'un grave malaise cardiaque, le maître à jouer de l'équipe danoise a été miraculeusement réanimé, alors qu'on l'a cru mort durant de longues minutes. Et puisque le match a tout de même fini par reprendre, comment Kasper Hjulmand a-t-il réorganisé sa formation ? Dans l'urgence, contre la Finlande, c'est Mathias Jensen qui est entré à la place de Christian Eriksen, sur le côté droit du milieu de terrain dans un 4-3-3. Mais à terme, ce n'est plus lui qui a été choisi pour les deux rencontres suivantes.



Contre la Belgique - une défaite 2-1 après une première période tonitruante (1-0 à la mi-temps) - le système de jeu n'a pas bougé : toujours un 4-3-3, et le nouvel entrant dans l'équipe était en fait un... défenseur. En effet, Daniel Wass a été remonté d'un cran par rapport à la défaite devant la Finlande, évoluant milieu droit et non plus en tant que latéral. Pierre-Emile Hojbjerg et Thomas Delaney, ses deux compères du milieu, gardaient eux leurs postes d'un match sur l'autre, respectivement dans l'axe et à gauche. Derrière, c'est donc Jannik Vestergaard qui a été lancé en charnière, Andreas Christensen décalant à droite pour prendre la place de Wass.

Devant la Russie, en revanche, Hjulmand a opté pour un changement de schéma : les Danois sont ainsi passés en 3-4-3, tout en conservant les mêmes onze joueurs que lors de la rencontre précédente. Seul Joakim Maehle est monté d'un cran sur le côté gauche. Avec grand bonheur pour le Danemark, puisqu'il a marqué au cours de cette folle soirée (4-1) qui a clairement fait basculer son pays dans une autre dimension sur cet Euro. Il fallait être offensif pour aller chercher la qualification, ce qui n'augure pas forcément d'une reconduction automatique de ce 3-4-3 face aux Gallois. Enfin l'autre seul changement du premier au deuxième match (et maintenu ensuite) concerne l'avant-centre, Jonas Wind ayant été suppléé par Mikkel Damsgaard, la jeune révélation de la Sampdoria (20 ans).



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