Equipe de France - Un 4-2-3-1 avec quatre offensifs, ce serait une révolution

Reuters
Dans quel schéma évolue l'équipe de France ? C'est à se demander si c'est si important que ça, tant on a parfois peine à déterminer s'il s'agit d'un 4-2-3-1 ou d'un 4-3-3. Face au Portugal, mercredi soir, Corentin Tolisso a été placé sur le côté droit d'une ligne de trois, officiellement. Histoire de raviver le souvenir de Blaise Matuidi milieu gauche - au Mondial 2018, où Tolisso l'avait d'ailleurs suppléé en quarts face à l'Uruguay - ou de Moussa Sissoko milieu droit - à l'Euro 2016 -, dans une configuration que Didier Deschamps apprécie puisqu'elle lui permet de sécuriser son bloc avec un joueur plus défensif. Sauf qu'il ne s'agit pas d'ailiers, encore moins pour Tolisso qui n'a absolument pas le profil pour percuter en débordement.



Quand Kingsley Coman est arrivé face au Portugal, tout s'est éclairé comme par magie. Qu'il se place à droite ou à gauche, là où il aurait dû obtenir un penalty en fin de match, peu importe puisque c'est Kylian Mbappé qui occupait l'autre aile. La menace était donc considérable. A nouveau, contre la Suisse, tout dépendra de la volonté de départ de Didier Deschamps. Si le 4-2-3-1 est encore choisi, Adrien Rabiot en sera encore la victime, après avoir débuté dans le trio du milieu en 4-3-3 lors des deux premiers matchs. Mais le sélectionneur osera-t-il lancer Coman d'entrée ? Ce serait un pari très offensif d'entrée de jeu, pour la première fois de sa carrière avec les Bleus sur un match à élimination directe en grande compétition.

Attention à la Suisse : 



Jusqu'alors, "DD" ne s'y est essayé que deux fois sur 22 (cinq matchs au Mondial 2014, sept matchs à l'Euro 2016 et au Mondial 2018, trois matchs sur cet Euro) : lors du 2-0 face à l'Albanie, pour le deuxième match de l'Euro 2016, avec Coman et Anthony Martial qui entouraient Dimitri Payet derrière Olivier Giroud ; et à l'occasion du funeste 0-0 devant le Danemark, pour le compte du troisième match du Mondial 2018, avec Ousmane Dembélé et Thomas Lemar autour d'Antoine Griezmann et toujours derrière Olivier Giroud. Pas de quoi faire changer d'avis le patron, au premier abord. Mais l'équipe de France n'a jamais été aussi puissante aux avant-postes, alors... Surtout dans la perspective d'affronter un bloc bas, c'est peut-être le moment ou jamais.



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