Deschamps rassure Martial

Reuters

Didier Deschamps n’a pas fait dans la langue de bois, lundi, en conférence de presse à Clairefontaine: il n’est pas très emballé par un retour de Dimitri Payet, le joueur vedette de l’équipe de France lors de l’Euro 2016, désormais âgé de 32 ans. On le comprend, le sélectionneur des Bleus est déjà bien fourni dans le secteur offensif, avec Antoine Griezmann, Olivier Giroud et Kylian Mbappé en éléments incontournables. Thomas Lemar, Kingsley Coman, Wissam Ben Yedder et Nabil Fekir complètent le secteur offensif des Bleus pour les matches contre la Moldavie et l’Albanie en éliminatoires de l’Euro 2020.

Des anciens habitués du groupe France comme Ousmane Dembélé et Anthony Martial ne sont pas de la partie, mais si l’ailier du Barça a bien du mal à convaincre depuis qu'il est arrivé en Catalogne (quand il n'est pas blessé aux ischio-jambiers...), l’attaquant de Manchester United est actuellement en pleine forme. "La Dèche" laisse clairement la porte ouverte à "Toto" Martial, replacé en pointe chez les Red Devils depuis l'été dernier et auteur de 5 buts en 10 matches depuis le début de l’exercice.

"Il a fait partie de l’équipe de France depuis de longues années. Depuis, cela a été moins le cas, il a été souvent blessé, freiné. Certaines fois, il n’a pas pu répondre à ma convocation. Il est revenu aujourd’hui dans un rôle d’attaquant axial et à lui de continuer dans cette voie-là. Il fait partie des joueurs qui sont susceptibles d’être convoqués même si ce n’est pas le cas pour ce rassemblent", explique ainsi le sélectionneur tricolore, qui a toujours apprécié le joueur révélé à l'AS Monaco. Il est clairement le favori pour pallier à un forfait ces prochains jours...

Didier Deschamps a également été interrogé sur Marcus Thuram, le fils de son ami, qui réalise un superbe début de saison avec Mönchengladbach (8 buts, 5 passes décisives en 17 matches). "Il est en progression, au-delà ce qu’il pouvait faire (à Guingamp et avec les Espoirs, ndlr), il y associe un peu plus d’efficacité, dans un rôle qui n’est pas forcément le même puisqu’il est de temps en temps deuxième attaquant axial, avec des avantages et des inconvénients. Il fait partie des joueurs que l’on suit. Même si son papa ne s’appelait pas Lilian, on le suivrait quand même", assure l’entraîneur des champions du monde 2018.