De Bruyne porte la Belgique

Les démonstrations de force récurrentes de la Belgique ne sont plus surprenantes. Au coup d’envoi, on avait tout de même la faiblesse de croire qu’un déplacement en Ecosse serait peut-être, en exceptant les confrontations avec la Russie, le duel le plus périlleux pour les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde. Mais avant même la fin du premier quart d’heure, avec l’ouverture du score en contre de Romelu Lukaku face à une défense incroyablement naïve (et faible), les hommes de Roberto Martinez ont dessiné leur victoire très tranquille (0-4).

Après ce 1-0 dès la neuvième minute, Kevin de Bruyne a délivré sa deuxième passe décisive d’un maître centre pour Thomas Vermaelen (0-2, 24e). Youri Tielemans a frôlé le 3-0 à la demi-heure de jeu (31e) et Toby Alderweireld ne l’a pas manqué dans la foulée, de la tête sur corner (0-3, 32e) pour une troisième passe décisive de De Bruyne. Contre des Ecossais littéralement inexistants, devant des supporters tristement résignés d’avance puisque les tribunes de Hampden Park étaient trop dépeuplées, Thomas Meunier (38e) puis Romelu Lukaku (44e) auraient même pu en rajouter avant la pause, tout comme Dries Mertens au retour des vestiaires (48e).

Ça a été à peine plus équilibré lors du second acte, avec cette unique occasion locale pour Andrew Robertson (51e). Mais c’était déjà plié, bien sûr. Et De Bruyne, après une première opportunité (71e), a parachevé son œuvre personnelle d’un but (0-4, 82e). Même sans Eden Hazard, le potentiel offensif des Belges reste extrêmement élevé, peut-être le meilleur du monde encore (Michy Batshuayi et Divock Origi, titularisés le week-end précédent à Saint-Marin, ont démarré sur le banc). Devant un adversaire aussi conciliant, ça déroule, c’est beau et la Belgique rejoint l’Espagne et l’Italie parmi les équipes à six victoires en six matches (100% de succès aussi pour l’Angleterre, mais en trois matches seulement).