Süper Lig : A Istanbul, tout est encore possible

Reuters

En Turquie, dans la course au titre à la veille de la dernière journée de Süper Lig, il n'y a qu'une certitude : c'est un club stambouliote qui sera sacré. Pour le reste, rien n'est encore décidé. Ce samedi, lors de la 40eme et dernière journée d'un championnat historiquement long, un des trois grands clubs stambouliotes va succéder à Basaksehir à l'issue d'une fin de saison indécise comme jamais. Si le Besiktas est en tête avant de se déplacer à Göztepe, les Aigles Noirs peuvent encore finir troisièmes derrière Galatasaray qui reçoit le Yeni Malatyaspor et Fenerbahçe qui va à Kayserispor.

Pour dépasser les coéquipiers de Vincent Aboubakar, en tête du classement depuis le début du mois de mars, les Lions doivent marquer au moins un point de plus que Besiktas ou si le leader gagne, s'imposer avec un écart supérieur d'au moins deux buts.

Pour les Canaris, un sacre passera par une victoire combinée aux défaites des deux premiers. Un scénario qui s'annonce plus difficilement réalisable mais loin d'être impossible dans une fin de saison aux multiples rebondissements.

Des rebondissements et trois rivaux qui se tiennent en deux points

Pas plus tard que mardi, Galatasaray a égalé les 81 points de Besiktas en gagnant un cinquième match consécutif quand les deux premiers ont été battus. Avec cette série, les hommes de Fatih Terim sont revenus dans la course. Une fois de plus. Neuvièmes à l'issue de la sixième journée, ils avaient profité de huit victoires consécutives au printemps pour prendre la tête du championnat après être longtemps restés au pied du podium.

Galatasaray recolle à Besiktas !

 

Cette course en tête a été stoppée en mars avec trois défaites et deux nuls en six matchs. Le Besiktas en avait profité pour prendre le relais et mener la danse à la surprise générale jusqu'à ce week-end et peut-être jusqu'au bout. Les coéquipiers du Canadien Cyle Larin, 19 buts cette saison, y sont parvenus en ne perdant que deux fois entre le 20 décembre et le 1er mai, soit autant que sur les deux dernières journées qui ont redonné espoirs à leurs plus grands rivaux.

Parmi eux, le Fenerbahçe qui n'a pas su profiter de ses 25 recrues dont Mesut Özil pour dominer le championnat turc. Avec 35 journées sur le podium, Luiz Gustavo & co font mieux que tous les autres clubs stambouliotes. Mais avec seulement trois semaines passées à la première place, ils font aussi moins bien que les autres prétendants au titre. Un paradoxe de plus dans une fin de saison où la domination des trois clubs les plus titrés de l'histoire du football turc sera la seule tradition respectée.


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