Tour d'Italie - Deceuninck-Quick Step : Lefevere ne s'enflamme pas pour Evenepoel



Remco Evenepoel est arrivé sur le Giro sans aucune certitude sur son niveau. Malgré cela, le jeune coureur belge (21 ans) est au rendez-vous de l’événement. Celui qui n’était plus monté sur un vélo en compétition depuis sa chute vertigineuse en août sur le Tour de Lombardie impressionne et pointe au deuxième rang du classement général du Tour d'Italie à l’issue de la première semaine de course. Le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step n’est qu’à douze secondes du maillot rose Attila Valter au départ de la neuvième étape et peut espérer jouer quelque chose de grand sur cette 104eme édition du Giro. Cependant, Patrick Lefevere ne veut pas s’enflammer pour autant. Le chemin jusqu’à Milan est encore long et tout scénario peut encore arriver.

Des conditions climatiques défavorables


« Après une semaine de course sous la pluie et dans le froid, personne n'est à l'abri d'une mauvaise journée. Dans l'étape de Sestola mardi, j'étais inquiet pour Remco. Il avait l'air épuisé, il souffrait clairement », a rapporté le manager général de Deceuninck-Quick Step au quotidien belge Het Nieuwsblad. Rouler dans ces conditions climatiques particulièrement difficiles inquiète l’homme de 66 ans qui juge que son protégé pourrait en être impacté. « Remco a commencé ce Giro très maigre, avec un poids de 60,5 kg, alors qu'il a gagné des courses l'année dernière à 65 kg. Vous pouvez voir par tout qu'il est formé à sec : son visage, ses jambes, son corps. Seules ses hanches restent larges, et bien sûr, c'est de là qu'il tire sa force mais la minceur et le froid ne font pas bon ménage », se justifie-t-il. Malgré les conditions, Patrick Lefevere croit dur comme fer en son équipe qu’il juge comme « l’une des plus fortes » au départ de ce Giro. C’est pourquoi le maillot rose est devenu un objectif à cet instant de la course. Tous les espoirs sont permis pour Remco Evenepoel.

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