Tour d'Italie : Creuser l'écart avant le contre-la-montre final, l'objectif de Bernal



Egan Bernal peut être satisfait de sa première partie de Giro. Alors que son dos semble ne pas lui poser de problèmes, le leader de la formation Ineos Grenadiers n’a pas laissé passer l’occasion de prendre le pouvoir. Plus à l’aise sur les chemins de terre menant à l’arrivée de la neuvième étape à Campo Felice, le Colombien s’est emparé du maillot rose mais ne prend encore rien pour acquis. Alors que la caravane du Tour d’Italie fait relâche ce mardi avant une deuxième semaine marquée par l’ascension redoutée du Monte Zoncolan, Egan Bernal a confié être indécis quant à l’idée d’être à son pic de forme. « J'espère être fort lors de la dernière semaine et j'espère également bien récupérer après chaque étape, a confié le Colombien à l’occasion d’une conférence de presse. Beaucoup de choses vont dépendre de la récupération, et je pense que si je récupère bien, je serai en forme pour la dernière partie du Giro. » Egan Bernal est conscient que « la seconde moitié du Giro va être très intense ». En effet, en plus du Monte Zoncolan, les difficultés vont se multiplier, surtout dans la dernière semaine avec les arrivées à Cortina d’Ampezzo ou à l’Alpe di Mera.

Bernal sait qu’il va devoir attaquer


S’il admet que « nous luttons pour chaque seconde afin de déterminer qui va porter la tunique de leader » depuis le départ de Turin, la donne va très rapidement changer. « Les écarts au classement général vont certainement augmenter dans les prochains jours au vu des longues et difficiles montées que nous allons devoir gravir, résume Egan Bernal. On va aborder la partie la plus dure de la course. » Mais, alors que le Giro proposera son lot de montées difficiles dans les derniers jours de course, c’est dans les rues de Milan que tout va se jouer. En effet, un contre-la-montre de 30,3 kilomètres est au programme de la dernière étape et Egan Bernal sait ce qu’il va devoir faire pour se mettre à l’abri en vue de la victoire finale. « Face à des bons rouleurs comme Remco Evenepoel, qui sera certainement encore dans la course pour le général, arriver avec moins d'une minute d'avance sera un peu juste, admet le Colombien. Avoir une minute et demie de marge avant le chrono me rendrait plus tranquille. » Face à cela, le leader de l’équipe Ineos Grenadiers l’assure : « Il va falloir faire des différences dans la montagne ». Il ne faudra donc pas s’attendre à voir un Egan Bernal passif d’ici l’arrivée à Milan.

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